Je taxe, tu taxes, ils taxent ….toujours le même refrain

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Samedi 3 novembre 2018

Devant la grogne des citoyens, le gouvernement tente de se justifier sur la nécessité de taxer le carburant.

« Il faut pouvoir inciter nos concitoyens à changer un certain nombre de comportements qui sont problématiques du point de vue des équilibres environnementaux », a expliqué le chef du gouvernement aux élèves, alors qu’il était interrogé sur le réchauffement climatique.

Selon le Premier ministre, la hausse des taxes est certes « compliquée, mais il n’y a pas le choix ». « J’entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s’exprimer, mais je dis aujourd’hui comme je l’ai toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique », a-t-il insisté.

Mais l’argument ne tient pas, car nous savons pertinemment que les taxes sur les carburants sont des recettes qui comblent surtout le déficit budgétaire.

Ségolène Royal, soutient que la fiscalité verte sert essentiellement à combler le déficit budgétaire et non la transition écologique.

« Le gouvernement fait les poches des Français, non pas pour de bonnes raisons, mais parce qu’en réalité il cherche à compenser les cadeaux fiscaux qu’il a faits par ailleurs », a lancé en début de semaine Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.Selon le projet de loi de finances pour 2019, le produit de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) devrait rapporter 37, 7 milliards d'euros l’an prochain.

Selon des élus, seulement 7,246 milliards d'euros vont financer directement la transition écologique pour le financement des énergies renouvelables. Le reste est reversé pour 17 milliards d'euros au budget général de l’État, pour 5,9 milliards d'euros aux départements, pour 5,8 milliards d'euros aux régions et pour 1,2 milliard d'euros à l’Agence de financement des infrastructures de transports.

Or, malgré la hausse des recettes de près de 4 milliards de cette TICPE en 2019 par rapport à 2018, le montant alloué à la transition écologique est quasiment stable selon le projet de loi de finances.

C’est pourquoi plusieurs associations, comme la Fondation pour la nature et l’homme (ex-Fondation Hulot) et le Réseau Action Climat, réclament que ces recettes soient plus transparentes, sous peine de paraître illégitimes.

TP