Le livre d’or des vaudais.

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Jeudi 12 septembre

Voilà, de la belle ouvrage, la conclusion du mandat ne pouvait que ce terminer que par un bel exercice de communication, un livre d’or. Le livre d’or des vaudais. Il parait qu’il vient remplacer un document existant de même nature qui est épuisé. Je n’en avais jamais eu connaissance.

 

80 portraits d’habitants parus dans Vaulx-en-Velin journal entre septembre 2015 et juin 2018, c'est-à-dire pendant le mandat d’Hélène Geoffroy. Il fallait bien choisir un thème et une date. Le choix cependant risque de faire quelques heureux, mais aussi quelques mécontents. En être ou ne pas en être telle est la question.

Il faut reconnaitre qu’au niveau photographique les portraits des vaudais et des non vaudais, car il y a quelques non vaudais, sont assez réussis. Félicitation aux photographes. Un seul élu présent dans l’ouvrage, le Portrait de Pierre Dussurgey qui fut maire par intérim, l’intérimaire comme ce sont complus à le dire jusqu'à certains de ces collègues de la majorité. Celui qui a retrouvé son poste de premier adjoint ne devrait pas rempiler pour un second mandat si l’on en croit les propos des uns et des autres. Le poste de premier adjoint serait donc potentiellement libre, avis aux intéressés et spécialistes des finances.

A qui est destiné le livre d’or ? En premier lieu au moins à l’ensemble des personnes présentes sur l’ouvrage, avec probablement pour certains une remise en main propre de la part de madame la maire. Aux personnalités qui viennent visiter la ville ? Pourquoi pas, mais dans ce cas, n’aurait-il pas été préférable d’utiliser un livre pour faire connaitre l’histoire de la ville. Par exemple celui écrit par Christine Bertin et Monique Foray , Vaulx-en-Velin, 7 petites histoires à travers les âges.

Faire paraitre un ouvrage en pleine campagne des municipales avec une préface de madame la maire, cela risque d’en faire tiquer quelques-uns, mais Hélène Geoffroy n’est pas encore certaine de briguer un second mandat. D’après ce qui se dit ou fait dire, elle réfléchit. Elle ne le ferait la démarche que si elle est certaine de gagner. C’est vrai que ce n’est pas agréable de perdre, notre maire en a déjà fait l’expérience. Mais comme dans son entourage tout le monde est sûr de gagner, on peut considérer qu’Hélène Geoffroy sera de la danse.

Au moins elle n’a pas de problème pour la conduite de la liste, les prétendants socialistes sont rares. Ce n’est pas comme à Villeurbanne ou le parti socialiste vient de perdre son secrétaire de section. En effet, n’ayant pas été adoubé par le maire sortant qui ne se représente pas celui –ci se cherche une piste d’atterrissage. Les verts, En Marche, au plus offrant ?

La version officielle de son départ , c'est qu'il "constate que notre parti a renoué avec de vieux réflexes d’opposition systématique à la majorité actuelle tant au plan national qu’au plan métropolitain tout en essayant de recoller les morceaux d’une gauche historique dont il est difficile de suivre la cohérence d’ensemble et le diagnostic partagé sur la société", selon un courriel envoyé aux militants.

C’est vrai que s’il se sent partager les idées macronistes il n’a rien à faire au PS qui en principe est un parti de gauche alors que Macron porte quand même très à droite.

Mais il est plus probable que sentant le vent tourner en la défaveur de sa candidature, Didier Vullierme souhaite voir ailleurs si une bonne place est disponible. Il pourrait alors devenir un nouvel adjoint cédant aux sirènes macronistes.

La réponse de Jean-paul Bret n’a pas tardé à venir. Il lui reproche un certain manque de reconnaissance envers ceux qui l’ont « fait roi, ou roitelet  », mais aussi de fermeté dans les convictions. « Je ne m’approprie pas les carrières, mais quand même : je l’ai mis adjoint, et j’ai appelé Jean-Jack Queyranne pour qu’il le mette éligible sur la liste aux régionales. C’est triste pour quelqu’un d’un peu béni des dieux, qui a bénéficié d’un “biberonnage”. Car il ne part pas de son poste d’adjoint ni d’élu régional. Je ne trouve pas ça bien, ça me choque un peu sur plan de la fidélité et des convictions. C’est un jeu de dupes ».

Et oui la reconnaissance !!! l'APVV en sait quelque chose sur Vaulx-en-Velin. 

Quant à savoir ce que Didier Vullierme, qui affirme ne pas souhaiter adhérer à un autre parti politique, va faire pour 2020, le maire « voit des signes ». D’un rapprochement avec En Marche, si l’on lit entre les lignes. Mais là, s’épouvante presque le maire, « cela relèverait carrément d’un passage à droite  ».

Thomas Petragallo