Hommage au groupe Manouchian

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Mercredi 19 février 2014

Une cérémonie en hommage aux 23 membres du groupe Francs-tireurs et Partisans (plus connu sous le nom Groupe Manouchian) - Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) aura lieu le samedi 22 février au Square Manouchian (angle des avenues Garibaldi et Roger Salengro), inauguré le 21 février 1979 par M. Jean Capiévic alors maire de Vaulx-en-Velin.

La liste des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les nazis est la suivante :

Celestino Alfonso (Espagnol)

Olga Bancic (Roumaine juive)

Joseph Boczov (Boczor József ; Wolff Ferenc) (Hongrois juif)

Georges Cloarec (Français)

Rino Della Negra (Italien)

Thomas Elek (Elek Tamás) (Hongrois juif)

Maurice Fingercwajg (Polonais juif)

Spartaco Fontano (Italien)

Jonas Geduldig (Polonais juif)

Emeric Glasz (Békés (Glass) Imre) (Hongrois juif)

Léon Goldberg (Polonais juif)

Szlama Grzywacz (Polonais juif)

Stanislas Kubacki (Polonais)

Arpen Lavitian (Arménien)

Césare Luccarini (Italien)

Missak Manouchian (Arménien)

Marcel Rayman (Polonais juif)

Roger Rouxel (Français)

Antoine Salvadori (Italien)

Willy Szapiro (Polonais juif)

Amédéo Usséglio (Italien)

Wolf Wajsbrot (Polonais juif)

Robert Witchitz (Français juif)

Les 22 hommes sont fusillés au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944. La seule femme du groupe, Olga Bancic, est décapitée à Stuttgart le 10 mai 1944. Courageux jusqu’au bout Missak Manouchian et Celestino Alfonso refusent d’avoir les yeux bandés.

Notre devoir est de faire en sorte que ces morts attachés à leur patrie d’adoption tombés pour la liberté des peuples et la paix ne soient pas versés dans l’oubli. Médiavaulx s’associe à cette commémoration.

Missak (dit Michel) Manouchian (en arménien : Միսաք Մանուշյան), né le 1er septembre 1906 à Adıyaman dans l'Empire ottoman, mort fusillé à 37 ans au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944, est un poète français d'origine arménienne, un militant communiste (responsable de la section arménienne de la MOI) et un résistant (commissaire militaire des FTP-MOI de la région parisienne).

Bien que principalement connu pour son rôle dans la Résistance, en particulier par la fameuse Affiche rouge, il était avant tout un intellectuel et un poète.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ». Réalisée par les autorités d'occupation, cette affiche vise à discréditer la Résistance, assimilant ses acteurs à des assassins. La presse collaborationniste poursuit les mêmes visées de dénigrement au travers d'une vaste campagne. Mais l'affaire de l'Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l'ennemi, produit l'effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l'emblème du martyre. Les soutiens de sympathisants se multiplient.

Après la guerre, Mélinée Assadourian sa compagne depuis 1937 écrit un livre sur Missak, le premier qui lui ait été consacré, publié en 1954 et réédité dans les années 1970. En 1985, elle participe avec Serge Mosco et Charles Mitzflicker à la réalisation du film Des terroristes à la retraite, qui est à l'origine de « l'Affaire Manouchian », due à la mise en cause de la responsabilité de dirigeants du PCF dans la destruction du groupe Manouchian ; L’histoire est faite de controverses mais aucune preuve n’a été avancée pour étayer ou contredire cette thèse.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Groupe Manouchain et Missak Manouchian, la mairie d’Ivry a réalisé une exposition (ici)