La biennale des cultures urbaines

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Vendredi 29 juin

La culture fait beaucoup parler d’elle en ce moment. Alors que la programmation de la nouvelle saison n’est pas encore connue, la saison écoulée ne semble pas avoir été conforme à l’attente de la municipalité et principalement La biennale des cultures urbaines qui fait couler beaucoup d’encre y compris auprès d’élus de la majorité municipale.

Avant de consacrer un article au conseil municipal de jeudi (Il mérite une attention toute nous souhaitons apporter quelques précisions.

Mourad Merzouki n’a eu qu’un mois pour établir la programmation de la saison 2017-2018. En effet, la municipalité et donc l’adjointe à la culture n’ont pas anticipé l’absence de la directrice. De ce fait c’est dans l’urgence qu’il a été demandé à Mourad Merzouki de faire le pompier. Nous ne doutons pas des compétences de Monsieur Merzouki, mais malgré un bon carnet d’adresses il n’est pas évidant en un mois de mettre en place ce qui souvent est le travail d’une année entière.

Cependant, la biennale des cultures urbaines n’a pas été confiée à Mourad Merzouki, mais Kadia Faraux et Lilou pour la « Battle internationale ». Lors de la conférence de presse Kadia Faraux, la directrice artistique était assise dans le public et Lakehal commentait.... les diapos en lisant ce qui était déjà écrit et c’est Hélène Geoffroy qui répondait aux questions des trois ou quatre journalistes présents. Autant que question professionnalisme de l’affaire des doutes pouvaient être émis.

Pour la biennale il était question de la présence de Grand Corps Malade. Celui qui a réalisé en 2017 le film autobiographique « patient « monté par Laure Gardette n’a pas donné suite parce l’affaire a été prise à la légère semble-t-il. Ce fut également la défection de Lartiste pour une raison inconnue.

Même la communication a été à la peine alors que c’est un point fort d’Hélène Geoffroy alors qu’il y a des programmes hip-hop dans la métropole qui ont un public parce qu'ils sont bien ancrés (Mouven-T à Villeurbanne, Bizarre! à Vénissieux, Karavel à Bron…. ). Le public de ce genre de spectacle n'est pas extensible notamment pour voir des rappeurs locaux.

Alors, il est facile de comprendre la colère des élus de la majorité, Jean-Michel Didion en tête qui ne décolère pas au point d’engueuler l’opposition pour ne pas faire son travail. D’autres sont moins expressifs, mais n’en pense pas moins et regrette le festival a vaulx jazz qui rayonnait dans la presse nationale : Libé, L'Huma, Le Monde, France Musique, Arte, Les Inrocks ... et faisait rayonner la ville par la même occasion.

Ces mêmes élus n’hésitent même plus à mettre en doute les compétences de leur collègue adjointe à la culture. Stéphane Gomez ne ce serait donc pas trompé dés 2016 en la caractérisant d’ « erreur de casting » ? Et tout cela fait ruminer, car on sent l’amateurisme de bas étage.

Comme Hélène Geoffroy aime à parler de transparence, nous attendons avec impatience la publication du bilan de la culture et nous ne lui tiendrons pas rigueur si celui –ci n’était pas sur papier glacé.