Sont-ce les syndicats qui dirigent le Centre Culturel Charlie Chaplin ?

Share

Mardi 26 Novembre 2013

Le remplacement de Marc Masson le directeur emblématique du Centre Communal Culturel Charlie Chaplin (5C) par Elizabeth Vercherat passe un peu de travers semble-t-il. Quelques semaines après cette nomination les rancœurs subsistent et les questions sur cette dernière restent houleuses.

Le choix ne s’est pas fait uniquement sur la base des compétences mais parce que parmi les candidats potentiels c’était la seule à avoir le statut de fonctionnaire. Condition sine qua non posée par les syndicats pour entériner la décision finale. Qu’importe l’ivresse, pourvu que l’on ait le flacon. Et tant pis si ce choix place à la tête d’une institution importante une personne qui n’est pas plébiscitée pour ses résultats dans la mission qui lui était précédemment dévolue. C’est le même principe que pour les concertations avec les habitants. Un projet est avancé et pour lui donner sa définition finale on sollicite la collaboration des habitants afin qu’ils adhèrent à l’objectif « partagé ». Tout le monde part content et finalement ce qui se construit n’a rien à voir avec la décision. C’est pareil pour cette nomination. Une commission a été constituée, a consulté une quarantaine de candidats, des mois de travail avec en finalité une candidature expérimentée qui sortait du lot. Une personne qui aurait pu apporter un nouveau regard sur la politique culturelle de la ville. Mais non, ce sont les syndicats qui décident et qui imposent à Bernard Genin leur position.

Il y a au moins une élue qui doit être contente que le statut de fonctionnaire soit la pierre angulaire de la décision. Madame Marstaud, conseillère municipale et chef de file de lutte ouvrière a due respirer. Nassreddine hassani conseillé délégué à la culture a quant à lui respecté l’aspect démocratique et partagé la décision de la commission. Nous conjuguons que Nassreddine hassani n’a pas apprécié la méthode Genin, sans doute peu confronté dans le domaine de la culture au choix arbitraires et versatiles de son chef de file car ce ne sont pas les gradins du 5C qui brillent par la présente de notre maire. Pour ce dernier qui n’est quand même pas très au courant des us et coutumes, nous rappelons que les commissions sont un aspect courant de la vie démocratique, d’ailleurs largement plébiscitées par le gouvernement en place. C’est justement les prises de décisions arbitraires qui peuvent s’apparenter a de la culture soviétique et si la région applique une sanction financière et bien c’est que son ressenti sur la question mérite une attention. Ce qui est risible en plus c’est quand Bernard Genin confond son choix avec celui des Vaudais donc celui de la commission et de l’élu chargé de la culture. Quand on use du pouvoir on perd parfois la conscience de la réalité mais aussi des mots. Espérons tout de même que le dossier de notre nouvelle directrice du 5C ne s’est pas retrouvé dans la pile de manière informelle et qu’après avoir passé des années à préparer sa candidature Elizabeth Vercherat démontre maintenant pleinement l’étendue de ses compétences. 

Les syndicats auraient également pu imposer que la ou le candidat(e)(e) habite sur la commune. Quoi de plus normal après tout que de partager avec les habitants de manière plus concrète non seulement le projet culturel mais également le projet de vie. Et mieux encore ils pourraient s’attacher au respect des règles concernant l’ouverture le dimanche de Grand Frais, la baisse des odeurs de la plateforme de compostage, la propreté de quartiers résidentiels de la ville. Mais ils sont si nombreux à donner des leçons d’urbanisme ou de vivre ensemble, et dès la fin de la journée, à grimper dans leur voiture pour rejoindre leur campagne ou leur Lyon Centre. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. Cela s’applique au sujet du jour, comme à la façon de vivre de nos donneurs de leçons.