La voix des mots

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Jeudi 28 Novembre 2013

Le Festival « la voix des mots » est un des temps fort de la saison culturelle vaudaise, réalisé cette année dans un contexte particulier puisqu’il souligne les 30 ans du Centre Charlie Chaplin. Côté programmation du festival, il n’y a rien à redire : Hyperclean, Mathieu Boogaerts, Alexis HK, le collectif Folkwelt, Mendelson (poèmes Rock), Errances (poèmes Pop). Voilà de quoi donner aux amoureux de la chanson française à texte le souvenir de bons moments. Par contre, et c’est paradoxal, coté spectateurs, eh bien le festival les cherche encore. Pourtant cette mission est celle d’Elizabeth Vercherat, nouvelle directrice du centre culturel nommée dans des conditions qui en ont contrariés plus d’un dans le giron de l’establishment municipal Vaudais (lire notre article du mardi 26 novembre 2013). La Pravda fera sans doute un « super reportage » sur les différentes soirées mais omettra de parler d’une des choses essentielle. Cette faible fréquentation des spectacles. Un peu plus d’une centaine de personnes pour chacune des soirées, soit un peu plus d’un tiers de la salle. La Pravda ne nous dira pas non plus combien de personnes présentes avaient des billets payants (elle n’a également pas abordé ce point pour son dernier reportage sur le PACS, pourtant la municipalité aime mettre en avant la gratuité des services). Nous même, avons pu nous procurer des invitations, de même que les élus qui étaient également cordialement invités ainsi que sans doute une partie des présents. Bon nombre d’entre eux semblaient issus des services municipaux, il doit y avoir un noyau d’aficionados. Notre centre culturel peine à trouver sa clientèle, et même les tarifs pourtant plus qu’attractifs attirent à la fois peu de Vaudais et peu d’extérieurs. Seul le Festival A Vaulx Jazz échappe à cette règle inhérente à chaque spectacle, bien que certaines soirées ne soient pas « Sold Out ». Pourtant des artistes comme Mathieu Boogaerts et Alexis HK, pour ne citer qu’eux, sont en capacité de remplir une salle de 300 places. Quelle en est la raison ? C’est une vraie question. Est-ce dû au foisonnement de l’offre culturelle dans la région ? Pourtant l’espace Albert Camus de Bron ou le Toboggan à Décines fonctionnent et trouvent une clientèle. Est-ce dû à l’accessibilité ? Pourtant côté transports commun avec le C3, nous avons un accès facilité. Est-ce dû à l’image de la ville ? Pas sûr car cela n’a pas empêché le PACS - Planétarium de faire le plein pour une conférence avec entrée gratuite jeudi 21 novembre. Peut-être que madame Vercherat devrait se transformer en femme sandwich et arpenter Lyon et ses environs pour attirer le chaland (cela se fait bien au festival d’Avignon !) pour mieux vendre nos spectacles. Peut être pourrait elle solliciter l’aide des syndicats. D’ailleurs, ce qui est également surprenant c’est la Com. Une campagne d’affichage est visible dans toute la ville mais au niveau des journaux de spectacles régionaux, le festival Vaudais demande une loupe et un travail d’archéologue pour être vu. Et enfin l’ambiance en interne ne semble pas au beau fixe. La Pravda ne relatera sûrement pas les tensions qui règnent entre la direction et une partie du personnel. Jeudi 21 novembre, certains suite à un clash semblent avoir quitté leur poste de travail. Il y a donc de vraies questions de fond qui se posent. Il faudra bien les résoudre un jour ! D’autant que le montant d’un place de spectacle revient à la collectivité au alentour de 80euros (source compte administratif 2011). La culture n’a pas de prix mais elle a un cout.

La soirée du samedi 23 novembre a fait un peu exception. Le spectacle sous la houlette des groupes du collectif Folkwelt était accompagné d’un repas destiné à ajouter un peu de convivialité. Plus d’une cinquantaine de retraités étaient présents, la municipalité ayant dû saisir l’occasion de ce spectacle pour organiser une sortie du 3° âge ce qui est une très bonne chose. Il semble également que de nombreux membres d’associations para-municipales avaient été sollicités comme si on avait voulu ratisser large afin de faire de cette soirée une réussite. La salle était remplie à plus de deux tiers. Est-ce cette affluence qui a créé des problèmes d’organisation ? Ainsi au niveau des repas, sur le site web du centre culturel, rien n’était précisé pour indiquer qu’il fallait réserver ou comment s’inscrire. Certains n’ont pas pu manger. Des tables avaient été dressées mais de nombreuses personnes ont préféré prendre place dans les gradins avec leurs assiettes pour se restaurer. D’autres avaient apporté leur propre repas Tupperware et pizzas et ont pu faire du camping avec les enfants dans les gradins donnant à la fête un côté familial. Chose surprenante, ce sont les musiciens du premier groupe qui tout en chantant se sont rendus compte que les personnes mangeaient dans le noir et ont demandé que la lumière fût… Coté ambiance musicale, si le son n’était pas des meilleurs, pour les spectateurs comme pour les musiciens avec de nombreux problèmes de retour cela n’a pas empêché le public de se déhancher sur la piste au gré des différentes sonorités. D’ailleurs Marie-Jeanne HOCHARD, neuvième adjoint, déléguée à l'insertion, à la formation, à l'emploi et à la jeunesse n’était pas en reste.