Un point c’est tout.

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Mercredi 22 janvier 2014

Ce samedi 19 janvier nous étions présents à la soirée d’ouverture du festival du film court de Vaulx-en-Velin. Ce festival qui a pris vie dans les années 2000 est un des temps forts de la saison culturelle Vaudaise.

Cette soirée a commencé par le discours de Nicole Garnier qui en assure la Présidence depuis sa création. Un discours très orienté, critiquant l’omniprésence des films à grand spectacle dans les salles de cinéma au détriment des films d’auteurs. Opposant des produits de grande consommation à la créativité. Elle oublie cependant que le rêve de tout réalisateur, comme de tout acteur est de faire reconnaitre son travail afin d’accéder au graal que constitue les films à gros budgets. Les films courts étant un moyen d’y parvenir d’autant qu’aujourd’hui l’avènement du numérique facilite cette démarche en réduisant les couts. D’ailleurs le cinéma Les Amphis, n’a pas une orientation film d’auteur, mais suit la logique d’un cinéma commercial, contrairement au Toboggan à Décines ou aux Alizés à Bron qui font une sélection plus rigoureuse et cherchant un public avisé. Elle a également remercié les différents institutionnels qui contribuent au financement du festival et les élus présent oubliant au passage Stéphane Gomez, notre conseiller Général et reprenant à la fin les quelques entreprises qui sponsorisent le festival.  

Bernard Genin, en tant que Maire de Vaulx-en-Velin avait également préparé un discours, mais n’a pas déplié son petit papier. Reprenant une partie de celui de la présidente en écorchant le nom du festival   « Un point c’est tout » il a également fait l’apologie des films d’auteurs et noté la présence des nouveaux sièges de la salle avant de s’éclipser en douce. N’attendant même pas le début de séance dont les trois films à l’affiche avaient été choisis par Johan Libereau un acteur reconnu qui était présent à cette soirée ainsi que l’équipe d’un des trois films à l’écran. Etaient également présents de nombreux acteurs du milieu cinématographique ainsi que de nombreux élus ou candidats aux élections municipales. Tout ce joli monde ainsi que des membres des différents jurys et le public dont il n’est pas évident de mesurer le degré de participation ont pu à la fin de la projection poursuivre la soirée autour d’un buffet et échanger.

Ce festival du film court est placé sous le signe de la Francophonie. Cependant il est souvent également orienté par sa programmation vers une vision du monde un peu sombre. Comme s’il fallait accentuer un certain mal être. Il est important de dénoncer certaine choses, de permettre à certains réalisateurs d’exprimer ce qui se passe dans leur pays. Cependant, dans cette période de crise économique et de difficulté un peu de rires et joie sont appréciables. C’est ce qu’a fait remarquer l’un des réalisateurs présents lors de cette soirée, exprimant le fait que le dernier film projeté était un hymne à la vie et donnait une autre vision de la banlieue. Une vision optimiste, loin des stéréotypes que nous connaissons tous. C’est peut être un argument à retenir pour le futur d’un festival à qui nous souhaitons longue vie.

Le festival se poursuit jusqu’au 25 janvier et nous ne pouvons que vous encourager à visionner des films de qualités.

Nous ne sommes pas parvenus à joindre l’association, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais il est possible que la période est à l’organisation et au suivi du festival. Nous aurions avoir des éléments chiffrés en termes de budget apporté par les différents partenaires et sur la participation du public notamment en termes de places payantes car il nous semble que c’est le critère déterminant pour mesurer l’adhésion du public et l’importance que tient ce festival dans le cœur des Vaudais. Nous aurions pu nous procurer une invitation, mais nous sommes venus en spectateur, en respectant le travail que représente la mise en place de cet événement et en contribuant même symboliquement à sa pérennité.