Quand il faut…Il faut.

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lundi 3 mars 2014

Depuis bientôt une année, MEDIAVAULX permet aux Vaudais qui le souhaitent, de s’informer sur leur ville en dehors du cadre imposé par notre journal municipal qui, pour des raisons évidentes, possède une liberté d’expression « canalisée ». Lorsqu’il existe un manque de transparence et une volonté de ne pas répondre aux interrogations que nous, habitants, pouvons légitiment poser à nos élus, il est important, voir nécessaire de proposer une source d’information complémentaire.

C’est l’opposition Vaudaise qui aurait dû logiquement jouer ce rôle de contre pouvoir. Malheureusement ce ne fût pas le cas pendant ce mandat. Hélène Geoffroy, comme elle le dit si bien, « La gauche n’ayant pas vocation à affaiblir la Gauche » a soutenu l’exécutif, en votant 99% des délibérations de Bernard Genin. Les délibérations ne concernaient pas seulement les subventions aux associations, mais aussi les choix budgétaires, excepté le dernier. Il aurait été, pourtant intéressant pour les Vaudais, qu’elle n’attende pas les élections municipales pour dénoncer, comme elle le fait aujourd’hui, les errements de la politique de Bernard Genin.

Philippe Moine aurait pu également contribuer à l’information des Vaudais, mais nonobstant quelques phrases assassines sur son blog, les révélations promises notamment concernant l’association « Le Monde Réel » sont restées lettres mortes. Avec un article par trimestre son site n’est pas très productif. Ce n’est pas la philosophie que nous avons choisi à MEDIAVAULX. Avec abnégation et patience nous nous sommes procurés devant le refus municipal les documents et les avons mis en ligne, quitte à passer par la commission d’accès aux documents administratif (CADA).

Nous nous sommes également efforcés d’être le plus objectif possible en publiant le bilan de la municipalité sortante. Nous l’avons avons mis en ligne ainsi que divers chiffres et diverses analyses, le plus souvent issus des comptes administratifs de la ville ou des villes limitrophes ainsi que des divers journaux locaux. En tant que rédacteur, cette démarche m’a donné une vision assez globale de la ville, vision actuelle mais aussi prospective.

En contribuant par ces articles à faire partager à nos lecteurs cette vision, on peut imaginer être acteur de la vie Vaudaise, mais un acteur qui joue un rôle passif. En tant que Vaudais souhaitant s’engager pour ma ville et conformément à mon sentiment qu’aujourd’hui les partis politiques classiques ne sont plus représentatifs des habitants mais défendent une logique qui les éloignent de la réalité quotidienne j’ai fait le choix de soutenir la liste citoyenne et apolitique « Agir pour Vaulx-en-Velin » conduite par Stéphane Bertin.

J’aurais souhaité que tous les candidats ayant fait le constat que les décisions prises par Bernard Genin et son équipe pénalisent notre ville, conçoivent un large rassemblement républicain autour d’un projet commun. Cependant cela n’a pu être le cas chacun ayant ses propres raisons de ne pas s’engager dans cette voix. Sans doute encore une fois conditionnées par une logique et des obligations envers leur parti. Je ne peux que le regretter, car parfois la nécessité d’une situation prime devant des considérations idéologiques. J’ai fait cette démarche, non pas pour revendiquer une place en fonction du poids de tel ou tel parti ou de tel ou tel apport de voix, mais pour me mettre au service d’une liste qui a fait le choix de privilégier les compétences, une liste qui a accueilli tout ceux et toutes celles qui ont souhaité la rejoindre sans distinction aucune car la priorité à donner au vivre et au partager ensemble est une évidence si nous voulons construire une ville ou se retrouvent tous ses habitants.  

Cette décision de m’engager pour les municipales m’a mis face à un dilemme. Dois-je ou non conserver le titre de rédacteur de MEDIAVAULX ? Certains diront que pour quelqu’un qui prône la transparence c’est une contradiction. Justement, en termes de transparence, même si les articles ne sont pas signés, mes coordonnées en tant que rédacteur ont dés le premier jour été clairement indiquées sur l’onglet de présentation du site. En termes de transparence, j’ai également pratiquement toujours répondu aux différents messages laissés par les lecteurs sur le site en mon nom propre et en ai accepté les critiques. Parfois, j’ai pu faire preuve de partialité envers tel ou tel propos ou décisions prises. Mais quand après maintes relances, ceux qui justement prônent la transparence font la sourde oreille aux demandes qui leur sont faites, je ne vois pas comment faire autrement que dénoncer ces attitudes. J’en tiens pour exemples le sujet d’attribution des véhicules et logement de fonction. Dernièrement encore c’est une demande des documents relatifs au diagnostic et à la stratégie territoriale concernant le Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance que je souhaitais obtenir. Sans résultat malheureusement pour des documents pourtant communicables.

Un autre critère m’a conforté dans ma décision de m’engager tout en conservant la rédaction de MEDIAVAULX. Certains candidats et non des moindre bénéficient d’avantages considérables pour faire campagne. Bernard Genin comme Hélène Geoffroy bénéficient de certaines facilités que leur confèrent leur fonction, des moyens financiers mais aussi une logistique et du temps. L’Assemblée Nationale ferme ses portes pendant 5 semaines pour laisser aux candidats députés visant un cumul la possibilité de faire campagne. C’est également la même chose pour Bernard Genin qui peut faire des réunions d’appartement en pleine journée. Philippe Moine, bénéficie peut être également de quelques facilités à travers son parti. Alors devant ces conditions que n’ont pas les autres candidats comme Stéphane Bertin ou Nordine Gasmi, les quelques questionnements intérieurs s’effacent.

D’ailleurs MEDIAVAULX n’est pas un journal people et la vie privé des gens n’est pas et ne sera jamais un sujet. Seul compte le bilan ou le projet de chaque candidat. Quelle que soit la manière de l’acclamer ou de le contredire, médias, débats télévisés, affiches, profession de foi, c’est l’électeur qui reste maitre de son choix.