Nettoyage la Rise

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Mardi 20 mai 2014

Par une belle matinée printanière, ce samedi 17 mai, quelques personnes ce sont rassemblées pour le traditionnel nettoyage de printemps des abords de la Rize. Une participation assez faible des habitants pourrions-nous conclure. S’il est fait abstraction des représentants des associations et quelques élus la participation purement citoyenne est quasiment inexistante. Est-ce la conséquence d’une campagne de communication insuffisante ou le désengagement des Vaudais pour ce genre de manifestation. L’année prochaine nous apportera la réponse. Nous militons plutôt pour la première raison afin de rester optimiste et conserver l’espoir que l’environnement fait partie des préoccupations des habitants. L’année dernière les conditions climatiques avait repoussé l’échéance, cette année nous supposons que la mise   en place de la nouvelles municipalité n’a pas donné de priorité à cet événement, ces deux facteurs ont contribué à rompre la dynamique. Cependant, s’il est un fait constaté, pour avoir participé physiquement à la manifestation, c’est d’avoir trouvé les abords de la Rize relativement préservés contrairement aux années précédentes. Par contre nous pouvons faire quelques remarques sur la nature des déchets rencontrés, bien sur les habituels sacs en plastique, bouteilles, cannettes sont présents mais il semble que quelques riverains de notre cours d’eau se lâchent en déchargent de leur gravats et végétaux sur la rive. Sans doute ont-ils oublié que la déchèterie n’est qu’a quelques centaines de mètres et que leur geste n’est pas très honorable… . Quelques découvertes un peu plus scabreuses concernent des cadavres d’animaux emballés dans des sacs poubelles laissent suggérer qu’un petit rappel dans la Pravda ne serait pas inutile quand aux comportements à adopter.

Il est maintenant nécessaire de passer à la vitesse supérieure, le nettoyage de la Rize est une action symbolique mais ne doit pas constituer l’événement environnemental majeur de l’année. Il permettait à la ville d’avoir un peu de visibilité dans ce domaine et de coller avec la semaine couverte par le grand Lyon. Pour le reste, nous avons le sentiment que nos élus préféraient conserver le cadre de vie dans lequel nous vivions, le cadre dans lequel chacun avait pris ses habitudes, enraciné dans une inertie peut être involontairement provoquée mais finalement bien réelle.

Nous avons eu des remarques de nos lecteurs et avons ressenti une forme de découragement à l’annonce de cette action. En voici un exemple «    j’irais volontiers nettoyer les abords de la Rize mais pas avant d’avoir vu un procès verbal rédigé pour un dépôt de déchet sauvage. Je ne veux pas être le larbin de tous ces pollueurs qui nous empoisonnent et qui se foutent de nous. Le jour ou je saurais que ces gens seront sanctionnés, la je donnerais la main au nettoyage, mais ce n’est pas demain la veille. »

Ceci est le ressenti de nombreuses personnes et la réalité de terrain peut difficilement les contredire. Celui qui est optimiste dira qu’avec le temps les choses changeront. Nous ne sommes pas optimistes, mais pessimistes engagés, conscient que de notre volonté dépend ce qui se fera ou ne se fera pas. Si tout le monde baisse les bras, rien ne sera fera. Si au contraire il y a une mobilisation, le mouvement peut être salutaire. Aujourd’hui, se mettent en place des Maires de quartiers. Décision qui théoriquement devrait induire de la proximité et de la réactivité et donc contribuer entre autre à résoudre et à encadrer ces incivilités qui gâchent notre cadre de vie.

Depuis plusieurs années maintenant un dépôt d’ordure à tendance à se constituer à l’entrer de Vaulx-en-Velin au bout de la rue du 8 mai 1945. De plus l’épicerie solidaire à également tendance à jeter ses produits alimentaires périmés dans les poubelles laisser au bord de la route d’où s’écoulent des résidus liquides. Y compris dans les poubelles vertes. 

En toute logique et nous savons que des adjoints s’y emploient en ce moment , cette situation devrait trouver une issue dans les semaines qui viennent, à condition bien sur que l’action ne soit pas entraver par des aspects que nous caractériserions de « frein hiérarchique ». Ce genre de situation kafkaïenne ou les initiatives sont inhibées par la mise en place d’une hiérarchie contre productive. Nous ne pouvons pas croire que c’est dans cette direction que s’oriente la municipalité en nommant par exemple un chargé de mission sensé par ses compétences tout encadrer. Outre la création d’un poste qui nous semble fonctionnellement et financièrement injustifié et qui risque de donner du grain à moudre à l’opposition qui pourrait considérer cette démarche comme un jeu de recasage en temps que « super adjoint » d’une personne présente sur la liste des municipales. Le contexte veut que tout soit construit pour que déontologiquement aucun reproche ne puisse être fait. C’est le prix pour une moralisation nécessaire de la vie politique. Les initiatives malheureuses comme les bonnes intentions peuvent conduire à un désastre.