Il n’en restera que deux.

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Mercredi 19 avril 2017

La tension monte dans les différents états-majors politiques Vaudais.  Certains ont en ligne de mire les résultats de l’élection présidentielle, d’autres sont déjà dans le concert des législatives. L’une conditionne sans doute l’autre par effet de rebond.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la situation est complexe et il est pour certains, difficile de se forger des certitudes. Comme une bonne partie des électeurs, nous sommes dans l’indécision concernant le choix d’un candidat. S’il est simple d’éliminer de la liste des candidats ceux qui potentiellement représentent une incompatibilité, au-delà des programmes le manque de confiance et les attitudes des autres nous laissent sceptiques.    

En discutant autour de nous, il semble qu’aujourd’hui même des personnes qui habituellement ne se posaient pas de questions et suivaient la ligne immuable qui les conduisait non pas au choix d’un candidat, mais d’un parti sont un peu perdues.

Nicolas Sarkozy et puis François hollande président élu par un vote contre ont en deux mandats démoli le bipartisme qui faisait l’apanage de la cinquième république. Aujourd’hui la galette républicaine se découpe en parts moins larges et de nouvelles personnalités se sont invitées à la curée.

Le destin de la France se dessine par le biais d’une véritable conduite du changement promise par celui qui aura obtenu l’adhésion d’une majorité d’électeurs. Cependant, des mises en garde pleuvent, le Premier ministre Bernard Cazeneuve lève les bras au ciel et évoque le danger que représentent les extrêmes conduites par  Mélenchon et Le Pen.

D’autres s’agitent sur le cas Macron. Véritable fils prodigue de François Hollande qui attire à lui tel un trou noir tous les astres étincelant du microcosme français. Si même Bernard Henry Levy est séduit par cette singularité, lui qui est toujours en avance de deux générations sur nos esprits rétrogrades alors le nouveau messie est arrivé. Faute encore de multiplier le pain, les soutiens accourent de tous bords. Le dernier en date concerne Jean-Michel Baylet, le richissime ministre de François Hollande et magnat de la presse indépendante, ex-président du PRG, parti qui soutient Benoit Hamon.

Manifestement, quand on voit les présents lors du meeting de Bercy, Emmanuel Macron maitrise l’art du recyclage. Comment faire du vieux avec du neuf.

Mediavaulx est très attentif à tout ce qui se passe sur la ville. Les Vaudais. Suivront-ils   la tendance nationale ou bien feront-ils valoir leur spécificité. Il est certain que les résultats seront scrutés et analysé par les spécialistes locaux. Sur le terrain, il n’y a pas eu de campagne proprement dite. Quelques distributions de tracts, notamment du coté socialiste, mais avec un centre d’intérêt axé sur les législatives ou une élue locale fait figure de suppléante du député sortant.  

Petite anecdote, l’habituel colleur d’affiches du PS a pris, semble-t-il, quelques distances avec ses collègues et c’est le père de notre élu compensatif sur son art de la citation qui manipule la colle et la brosse.

Aucune candidature n’est critiquable, ce sont les électeurs qui décident, néanmoins pour promouvoir son image la tentation est forte de l’embellir en oubliant au passage quelques détails.

Muriel Lecerf fut conseillère municipale au côté d’Hélène Geoffroy de 2001 à 2014. Elle aurait cependant pu être plus précise en citant également Maurice Charrier puisque de 2001 à 2008 ce dernier était  maire et madame Lecerf faisait partie de son exécutif. les socialistes alors se partageaient le pouvoir avec les communistes sans que cela ne posent de problèmes. 

Sans minimiser son engagement dans divers domaines, car il faut savoir reconnaitre une personne pleine de volonté, le bilan des actions n’est pas toujours à la hauteur des prétentions.  Dans le progrès nous avons dernièrement pu lire les commentaires des vice-présidents. La démocratie participative souffre de quelques lacunes qui ne sont malheureusement pas comblées par l’implication de Madame Lecerf.

V.L