L’union, la désunion, l’union, la désunion, l’union et au bout toujours la désillusion.

Share

 

Mercredi 26 avril 2017

Cela semble être l’affolement général du côté de Renaud Gauquelin le député PS sortant. Sa certitude des premiers jours quant à une revanche sur Alexandre Vincendet qui lui a ravi la municipalité de Rillieux en 2014 s’est brusquement éteinte un dimanche 23 avril. Au niveau de l’état-major PS on a perdu la 7ème circonscription. Le soldat Gauquelin, en appelle à une union des potentialités de gauche pour la retrouver. 

Comme nous l’avons évoqué lors de notre article d’hier, le rapport de force est du côté de la gauche de la gauche et une négociation entre Paul Boghossian pour le PCF et Andréa Kotarac pour « La France Insoumise » serait de bon augure en vue des législatives. Renaud Gauquelin PS, souhaiterait également prendre part à la table des négociations.  Si les législatives ne sont pas le reflet des élections présidentielles, il est néanmoins certain qu’elles en subissent l’influence.

Il y a presque trois ans, les insultes fusaient entre les deux camps autrefois frères, aujourd’hui devenus ennemis. Un rapprochement serait-il brusquement rendu possible par un miracle dont les politiques sont coutumiers ? En général, les belligérants font toujours référence « au socle commun des valeurs qui nous réunissent » et oublient les divergences de fond.  

Et si tel était le cas, dans ce genre de manœuvres, il est toujours question d’arrangements et de contreparties. Cela signerait-il le retour de l’opposition de gauche dans les rangs de l’exécutif lors de la démission de Pierre Dussurgey?  Celle-ci devrait intervenir sous peu, car le mandat d’Hélène Geoffroy va prendre fin dans quelques jours et notre Secrétaire d’État devrait rapidement retrouver son mandat de maire. En effet, si il est possible de trouver un « arrangement » sur des valeurs pour les législatives pourquoi  ces mêmes valeurs ne pourraient être prises en compte dans l’exécutif Vaudais.

Au lieu de penser à une remise en question politique, nous assisterions alors à une opération sauvetage avec un partage du gâteau. Le vote des Vaudais  et des électeurs de la 7ème circonscription compterait pour du beurre. 

Ce serait quand même un grand moment de retrouver Bernard Genin, Philippe Zittoun, Saïd Yahiaoui avec une délégation d’adjoint après avoir été conspués à plusieurs reprises par Stéphane Gomez pendant les conseils municipaux. Le plus drôle ce serait l’arrivée de Nordine Gasmi et de son équipe que ne pourrait décemment abandonner Bernard Genin. Quoi que ? Une véritable arche de Noé que nous pourrions également nommer « la belle alliance » pour ne pas perdre un slogan chargé de souvenir.

Il n’y aurait cependant pas que des heureux dans la majorité, car l’arrivée de nouveaux amis entrainerait un jeu de chaises musicales et certains perdraient leur délégation.  Et on s’attache rapidement à une délégation, non pas pour les indemnités,  plus surement pour cet altruisme qui caractérise l’élu. Il est vrai que parfois de simples conseillers municipaux freinent leur ardeur à la tâche, car il y a quand même un frein à l’engagement.

L’absurdité totale consisterait donc à renforcer l’équipe municipale avec des renforts que Stéphane Gomez n’a pas hésité à qualifier d’incapables. Le terme exact employé par notre actuel premier adjoint est « Impéritie » qui signifie « Incapacité dans l'exercice de ses fonctions ». Sans doute avec le recul et avec l’acerbité qui le caractérise a-t-il  fini par mesurer la valeur de sa propre équipe...

Il y aurait peut-être également un petit quelque chose à faire pour un Vaudais de cœur. Didier Tchéché Apea  qui se présente aux législatives sous l’étiquette EELV pourrait rejoindre la fine équipe, car ses perspectives de faire un score honorable, et de voir ses frais de campagne remboursés sont réduits. Encore pire que le PS, Les Verts avec leurs déplorables comportements politiciens sont complètement décrédibilisés. 

Si cette conception de la politique n’est pas contradictoire par définition pour les politiciens purs et durs pour qui le maintien au pouvoir est une obsession, d’autres pourraient souffrir d’une telle alternative.  Des élus de la société civile principalement et plus surement du côté de l’APVV de Stéphane Bertin qui devrait avaler à nouveau des couleuvres.   

Bien sûr, nous sommes volontiers caricaturaux, mais comme parfois la réalité dépasse la fiction, l’improbable  et le probable peuvent se croiser.

Il y a surement d’autres problèmes à régler et des réponses à donner, car si élection après élection, Le Front National grimpe de manière inexorable au point d’avoir obtenu 7 679 493 voix lors des présidentielles  ce n’est pas uniquement pour les beaux yeux de Marine. C’est la France des fins de mois difficiles, la France qui n’a plus d’espoir en rien qui manifeste son mécontentement.  On ne peut plus de contenter de pousser un coup de gueule pendant les élections et fermer les yeux ensuite.  

Si aujourd’hui le score du FN est contenu à 21,30% c’est la formidable campagne de Jean-Luc qui l’a contenu comme on peut le lire dans un article du Monde du jour.

Aujourd’hui, le résultat du premier tour nous laisse le choix entre Marine le Pen et celui qui à la fois dans l’exercice de sa profession et dans son exercice ministériel a contribué à fabriquer la société d’aujourd’hui. Nous faisons un choix sans ambigüité et prenons nos responsabilités et votons Macron, mais nous ne nous intéressons pas qu’au pire mais aussi à ce qui l’a produit.

Notre crainte, c’est que si la cette société ne change pas, il sera un jour difficile d’éteindre le feu.

V.L