Pas convaincu, mais pas le choix.

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Jeudi 4 mai 2017 

Il n’en restera qu’un pour gouverner la France, mais ça promet pour les cinq prochaines années. Lors du débat d’hier soir que nous n’avons pu suivre jusqu’au bout tant il était inaudible sur la forme que comme sur le fond, aucun des deux candidats ne nous a rassurés. Une certitude cependant, nous sommes pour le « ni-ni ».

Ni Marine, Ni Le Pen, car il faut être objectif, même en faisant abstraction des idées que son parti véhicule, elle nous a démontré que son programme comme son esprit manque de clarté et d’objectivité.  Incapable de cohérence et avançant des contres vérités dans presque tous les domaines  Marine est à la peine.

Nous comprenons que des citoyens en colère soient tentés par un vote contestataire, mais Marine le Pen nous a fait la démonstration de son incompétence et   Il faudrait être fou pour confier  les clés de la maison France à cette dernière. Personne ne sortirait gagnant d’une mauvaise expérience.     

Mais Emmanuel Macron ne nous a pas rassuré pour autant, car sur le fond si on cherche à décrypter ses propositions elles ne sont pas exemptent de doutes et d’interrogation. Parfois emprunte de naïveté comme le fait de mettre des amendes aux auteurs d’incivilités multirécidivistes qui n’en ont rien à foutre.  

Si nous analysons  chacune de ses propositions, nous pouvons objectivement avoir des doutes. Comme l’a souligné le journal le monde « Floues, fragiles juridiquement ou ne dépendant pas de lui, une quinzaine de propositions du candidat d’En marche ! risquent de se heurter à de fortes difficultés ». Par exemple, la diminution du nombre de Députés et de Sénateurs. C’est facile à faire, mais nous prenons le pari que cela ne sera pas…..

Des décisions que les classes moyennes risquent  amèrement de regretter. Emanuel Macron, a cinq ans pour convaincre, car dans le cas contraire, l’échéance de 2022 risque d’être à sens unique.

Pour lui c’est plié, même si ses proches lui conjurent de tempérer son enthousiaste. Il se vante en privé d’avoir secoué le microcosme politique français et exulte de voir les prétendants aux législatives venus majoritairement du parti socialiste se rallier. Même les plus emblématiques comme Élisabeth Guigou se sentant en difficulté dans leur circonscription seraient prêts à franchir le pas.  

Le président de la commission d’investiture d’En Marche, Jean Paul Delevoye a adressé un message clair à 60 députés socialistes. Pour éviter d’avoir face à eux aux législatives un candidat macroniste, ils doivent déclarer en préfecture qu’ils se présentent au nom d’En Marche. Non pas pour une question philosophique, mais pour une question de gros sous.  En effet, cela permet au mouvement de Macron de ramasser les subventions d’états allouées aux partis politiques. C’est sur la base du résultat des élections législatives qu'est calculée l'aide financière que chaque parti reçoit de la part de l'Etat pour les cinq années à venir.

• 1 voix = 1,59 euro, 1 parlementaire = 42 228 euro 

Sur le Rhône comme ailleurs, le choix des investitures Macroniste  est une vraie contorsion. Les autorités sont dans les calculs et ce n’est pas forcement le CV du candidat qui fera le choix. Il faut préalablement contenter les partis politiques qui seront finalement l’épine dorsale du changement.  

C’est pour cette raison que contrairement à ce qui a été préconisé par Emmanuel Macron les investitures ne sont divulguées que largement après les élections afin de refréner les mécontentements et attendre les derniers ralliements.  

Certains bombent le torse tel Thierry Braillard, le secrétaire d'État chargé des sports en a profité pour solliciter l'investiture d’En Marche. Se considérant comme "légitime" et investi pour le moment par le PS et le PRG, Thierry Braillard a sollicité l'investiture d'En Marche et s'est dit "certain que le mouvement saura très justement apprécier la situation locale".

V.L