Le maire de Villeurbanne compare Gérard Collomb à « Don Corléone »

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Dimanche 14 mai 2017

La politique est un domaine qui n’a rien à voir avec une mission humanitaire. A chaque élection, mais également au cours des différents mandats l’actualité est présente pour nous le montrer.

Quand nous disons que la politique n’a rien à voir avec une mission humanitaire, tout dépend ce que l’on entend par mission humanitaire. L’opération de recyclage menée par Gérard Collomb sur les circonscriptions du Rhône afin d’opérer le sauvetage de ses amis socialistes et ne pas bousculer ses ambitions métropolitaines, est une forme altruisme intéressé.   

Le maire de Villeurbanne allant même jusqu'à traiter le maire de Lyon, de « Don Corléone » autrement dit de « parrain ». Celui auprès de qui on doit se sentir obligé. Cependant, un parrain capable de verser quelques larmes devant la réussite de son fils spirituel (même les crocodiles versent des larmes ». Quoi de plus important que la famille qu’elle se nomme PS ou En Marche, peut importe le flacon pourvu que l’on ait l’ivresse.  

Une opération de sauvetage, qui aurait du faire la une de la presse nationale, car elle va à l’encontre des préceptes de la commission d’investiture et de son modèle de transparence. Donc après avoir préservé le sort des éléphants du PS métropolitain, il fallait bien donner le change quelque part, et c’est donc tombé sur notre circonscription puisque le député sortant qui se représente n’a pas fait allégeance, bien que, quelques âmes égarées par la déception supputent le complot.    

 

Logiquement, comme nous l’avions envisagé, c’est donc une femme qui a obtenu l’investiture « En Marche ». Anissa Khedher colistière sur la liste PS d’Annie guillemot, potentiellement conseillère municipale en cas de démission d’un élu. Pendant un moment, le choix s’est porté sur une Riallarde mais finalement la boussole a indiqué Bron.

Quel est le potentiel de cette candidate pour emporter la circonscription en dehors du soutien d’Emmanuel Macron. Difficile de le savoir, notre horizon politique se limite à Vaulx-en-Velin. Elle va devoir faire campagne comme une grande a laissé entendre un candidat PS déçu qui va prendre une quinzaine de jours de congé. Sa déception est d’autant plus grande qu’Anissa Khedher n’a pas beaucoup montré le bout de son nez pour aller tracter et coller les affiches. Il n’a pas compris que justement le talent en politique c’est faire travailler les autres.

D’ailleurs, cette dernière n’a pas tardé à montrer les dents, comme quoi, l’assentiment de Macron transcende. C’est maintenant elle qui commande et il faudra bien suivre ses directives.

Du côté du Modem, François Xavier Pénicaud ne digère toujours pas ce coup du sort qui le prive de la lumière. Il se voyait déjà en haut de l’affiche. Il est vrai que lorsque l’on nourrit une ambition politique faire du surplace n’est jamais bon. C’est un peu notre Stéphane Gomez à nous, toujours prêt à rendre service.

Seulement, il ne possède pas l’habileté d’un Mignola, maire de la ravoire, Vice-Président du Conseil régional délégué aux Transports de Laurent Wauquiez. En voilà un qui s’y connait en navigation, un coup à droite toute, un coup au centre et s’il le faut pourquoi pas à gauche. Voila un bon modèle à suivre. 

Ce dernier abandonnera la mairie (s’il est élu bien sûr, cumul des mandats oblige). Encore un qui fait parti du renouveau macronien.

François Xavier Pénicaud envisagerait de faire sécession, de se lancer dans la bataille en homme libre, peut être en duo avec Christine Bertin, qui sait. Mais ce serait se saborder alors que François Bayrou est revenu dans de meilleures dispositions, après avoir réussi à placer quelques ami(e)s dans de meilleures dispositions. A notre avis, il ne le fera pas, un score de 3 ou 4% laisse à réfléchir. Il pourrait cependant empêcher la candidate "En Marche" d'être au second tour.  

Il n’est donc pas certain qu’Anissa Khedher trouve beaucoup de soutien. Christine Bertin va-t-elle demander à son ami Sacha Forca de tenir un bureau de vote au cas où son candidat Alexandre Vincendet ne serait pas présent au second tour et le ferait-elle si c’était le contraire ? En voila une question fondamentale.

Mais comme une élection chasse l’autre, l’imagination peut susciter quelques adaptations. Ce n’est que dans trois ans, mais en fonction des résultats obtenus par Emmanuel Macron la donne pour les élections municipales peut s’en trouver bouleversée. Nous sommes donc curieux de voir comment les choses vont se passer. Il est clair qu’une grande partie des ténors vaudais d’En Marche roule plutôt du côté PS. Certain du côté des élus PS de Bron, y voit la patte d’Hélène Geoffroy.

V.L