Conseil municipal du 18 mai 2017

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Samedi 20 mai 2017

Que retenir de ce conseil municipal.

En premier lieu, l’absence récurrente de l’opposition de gauche. Nous ne savons pas comment ce se passe dans les autres communes, mais sur Vaulx-en-Velin cela semble être une constante. Où est passée la verve de Nordine Gasmi ? Celle de Bernard Genin et consorts ? Comment prétendre défendre les vaudais en restant ainsi silencieux.  La contradiction, la contrition, l’acceptation sont nécessaires au débat. C’est rompre l’engagement tenu lors des élections municipales.

Parmi l’exécutif, c’est toujours le non-respect de la charte lancée à grand renfort publicitaire qui est de mise. La aussi, la moralisation de la vie politique devrait intervenir. Il fut un temps, avant l’arrivée de François Mitterrand ou un élu absent plusieurs fois  d’un conseil municipal était démissionné d’office. Monsieur Ben Driss, résidant Brondillant s’il en est ;  a une nouvelle fois brillé par son absence et les grands moralisateurs de notre exécutif s’accommodent de cette situation. On peut féliciter Hélène Geoffroy, qui malgré ses responsabilités ministérielles a toujours siégé comme quoi, quand on veut, on peut.     

Le problème est sans doute qu’une démission entrainerait l’arrivée d’un nouvel élu dans les rangs de l’APVV et l’objectif est plutôt d’affaiblir cette composante de la majorité.       

Le troisième enseignement de ce conseil, c’est la prise de parole récurrente d’Hélène Geoffroy. Présente, mais souvent silencieuse, laissant à Pierre Dussurgey la responsabilité du débat, cette fois, elle est intervenue plusieurs fois pour défendre une délibération. Et il faut l’avouer, l’échange est d’un autre niveau.  

Parmi les sujets mis en délibération lors de ce conseil municipal, celui concernant la convention de partenariat artistique avec le centre chorégraphique Mourad Merzouki nous a interpellé.   

Si nous avons bien compris à travers les explications des uns et des autres, l’objectif de cette convention est de pallier à l’absence  de la directrice du centre culturel Charlie Chaplin, pour cause de maladie depuis septembre 2016. Devant l’urgence de réaliser la programmation culturelle à venir, la municipalité a fait appel à un expert.  

Nous souhaitons un rapide rétablissement à la directrice du centre culturel. Cependant, il semble que dans de nombreux services les arrêts pour maladie freinent le bon fonctionnement de la municipalité. Des propos de l’adjoint à la santé nous ont été rapportés qui décrivent la situation comme préoccupante. Il y aurait donc une question de fond qui mériterait l’attention de nos élus.

D’autre part, sans déconsidérer les qualités artistiques de  Monsieur Mourad Merzouki, quelles sont ses compétences dans la mise en place d’une programmation pluridisciplinaires ? C’est une question que personne n’a posée. Mourad Merzouki est spécialisé dans la danse, plutôt moderne qui par expérience, nous pouvons dire cadre mal avec le public vaudais dans sa majorité. Sans doute notre adjointe à la culture mérite-elle les compliments à répétition de sa collègue élue au personnel, néanmoins, la fréquentation de notre centre culturel n’a pas été bouleversée pour autant en 3 ans.  

N’aurait-il pas été plus logique de s’adresser à un directeur de l’un des centres culturels à proximité. L’avenir nous le dira.