Et paf..

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Mercredi 24 mai 2017

Voilà une première occasion donnée à Emmanuel Macron de démontrer sa sincérité sur sa volonté de moraliser la vie politique.

En effet, le Richard Ferrand, nouveau ministre de la Cohésion des territoires a fait la une des médias au sujet d’une implication dans une affaire immobilière. Bien entendu, les responsables politiques des camps opposés ont vivement réagi.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé « solennellement » à l’exécutif de s’exprimer. Marine Le Pen, la présidente du Front national (FN), estime de son côté que M. Ferrand est l’auteur d’un « enrichissement personnel parfaitement immoral » et doit « poser sa démission ». « C’est à lui de voir s’il est en situation » de continuer au sein du gouvernement, a également réagi François Baroin, chef de file de la campagne LR pour les législatives.

Du côté de La République en marche ! (LRM), le mouvement d’Emmanuel Macron, Christophe Castaner, également porte-parole du gouvernement, reconnaît que cette polémique « tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion ». « Il ne saurait être question » de la démission de M. Ferrand, a-t-il toutefois assuré.

Porte-parole de La République en marche !, Benjamin Griveaux s’est montré plus offensif pour défendre Richard Ferrand, par ailleurs candidat LRM pour sa réélection aux législatives dans le Finistère. « La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé », a-t-il déclaré.

Qu’est-il reproché  à Richard Ferrand,  secrétaire général du mouvement En marche et grand moralisateur s’il en est quand il s’agit des autres.

En 2011 les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, souhaitant louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. Entre trois propositions, elles choisissent celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand qui réalise là une belle affaire financière.

 

Comme le souligne le Canard Enchaîné, ce n’est qu’une fois le choix acté par les Mutuelles bretonnes, que la femme de Richard Ferrand, Sandrine Doucen, a déposé à son nom les statuts de cette société en préfecture, puis acheté le bien immobilier 100% à crédit grâce à un emprunt au Crédit agricole du Finistère...

 

 

Sans avancer un centime, la femme du conseiller régional de Bretagne s’est ainsi constitué un patrimoine de 402 000 euros, intégralement financé grâce aux loyers de la mutuelle de son mari. «Les lieux seront intégralement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros», ajoute le Canard enchaîné. Un constat qui porte à 586 000 euros le bénéfice de l’opération pour la SCI familiale.

 

Il n’y a rien d’illégal, mais dans la loi que doit porter François Bayrou, on ne parle pas d’illégalité, mais d’immoralité. Ou finit et ou commence l’immoralité, vaste question qui ne trouve pas la même réponse suivant le contexte et la personne. 

Richard Ferrand regrette d'avoir embauché son fils comme assistant parlementaire. En effet, notre socialiste passé LREM (La République en Marche) s’est fait tirer l’oreille par le Canard Enchainé. La aussi rien d’illégal, mais apparemment c’est immoral puisqu’une loi devrait interdire ce genre de situation. C’est surtout la justification de Richard Ferrand qui est choquante :

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet ».

Cela rappelle beaucoup les propos d’Emmanuel Macron traitant les ouvriers de l’usine Gad d’ «illettrés».

V.L