Bon choix Mesdames, bon choix messieurs (partie 1)

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Dimanche 28 mai 2017

À deux semaines des élections législatives, les principaux candidats et leurs troupes s’activent et renforcent leur présence dans divers lieux de la ville. Les marchés forains sont bien entendu une des cibles préférées des candidats bien que nous doutons que cela produise un quelconque effet. D’autres critères rentrent en ligne de compte,  par exemple les réseaux sociaux.

Le premier objectif c’est d’être présent au second tour à l’issue du scrutin du 11 juin. Un afflux de candidat, avec le petit dernier « En Marche », couplé à une participation pas toujours très élevée à ce scrutin,  notamment à Vaulx-en-Velin  complique la tâche des candidats, qui doivent rassembler 12,5% des inscrits sur leur nom pour se maintenir au second tour.

Le scrutin des législatives est uninominal (on élit un député et son suppléant par circonscription) à deux tours. Pour être élu dès le premier tour, il faut recueillir la majorité absolue (la moitié des voix plus une) des suffrages exprimés (hors blancs et nuls) ET un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits.

Dans tous les autres cas, il faut donc disputer un second tour. Mais avec qui ? Pour qu’un candidat ait le droit de s’y présenter, il doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5 % du nombre des électeurs inscrits, précise le code électoral. 12,5% des inscrits sur les listes électorales et non des votants : avec l’abstention et les bulletins blancs et nuls, il faut donc bien plus en pourcentage des voix. Par exemple, en 2012, dans la 6e circonscription de Paris (19 candidats à l’époque), Cécile Duflot était arrivée en tête (48,74%) devant l’UMP Jack-Yves Bohbot (18,30%) et Danielle Simonnet du Front de gauche (16,29%). Mais avec 40% d’abstention, les scores tombent à 28,9% des inscrits pour l’écologiste, 10,85% pour le candidat de droite, et 9,65% pour la mélenchoniste.

Et pourtant, il y eut bien un second tour Duflot-Bohbot. Car le code électoral a prévu le coup : «Dans le cas où un seul candidat remplit ces conditions (12,5% des inscrits), le candidat ayant obtenu après celui-ci le plus grand nombre de suffrages au premier tour peut se maintenir au second.» Et pour le cas, plus improbable, où aucun n’atteint les 12,5%, même règle : «Les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour».

En résumé, si aucun candidat n’a la majorité absolue, le second tour oppose, à minima, les deux candidats arrivés en tête. Et davantage s’ils sont plus de deux à réunir les conditions : en 2012, trois candidats étaient en mesure de se maintenir dans 46 circonscriptions – on parle alors de triangulaire. Même des quadrangulaires sont théoriquement possibles (quatre candidats à 12,5% des inscrits au premier tour), mais il faut remonter aux législatives de 1973 pour trouver un précédent.

De notre point de vue, il y a cinq candidats qui peuvent prétendre être présents au second tour et plus surement par la règle des deux premiers qu'avec la condition des 12,5%.  Difficile donc d’envisager une triangulaire.

En 2012, 17 candidats étaient en lice et il y avait 64 848 inscrits sur la circonscription et seulement 31 452 votes exprimés.

Si l’on part des bases de 2012, il faut donc obtenir plus de 8000 voix pour se maintenir au second tour ce que seule Hélène Geoffroy avait réussi à faire. Yann Compan pour l’UMP avait été repêché en tant que meilleur second. 

V.L