Quand François Hollande se fait proprement habiller

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Mercredi 14 juin 2017

La déception libère plus facilement la parole. Jean Glavany, un éléphant du parti socialiste n’a pas apprécié d’être relégué dans le néant lors du premier tour des législatives. Celui-ci qui aurait bien brigué un cinquième mandat s’est lâché dans la presse. 

« On a manqué d’un chef de l’État avec de l’autorité naturelle, le sens de la décision, de la cohérence, de la fermeté, il n’y a pas eu d’incarnation de la République », a-t-il déploré…Macron a «plus incarné la République en un mois» que Hollande «en 5 ans», estime Jean Glavany.

Celui qui a été proche de François Mitterrand et de Lionel Jospin, reconnaît en outre que « c’est la défaite des partis anciens et plus encore du Parti socialiste », même si pour lui, « l’idéal socialiste, social-démocrate (….) est plus moderne que jamais ».

Quelle trace laissera François Hollande dans l’histoire, l’avenir le dira, mais en attendant c’est sous son mandat que les Français on plus que jamais refusés une certaine idée de la république.

Seront-ils à nouveau déçus par ceux qui vont exercer le pouvoir pour les cinq années à venir ? Même s’il est trop tôt pour répondre à cette question les prémices d’une répondre peuvent commencer à poindre. Si le fruit parait beau, il y a quand même quelques vers à l’intérieur.

Quelle incidence cette nouvelle recomposition nationale peut avoir sur notre ville. Si elle pouvait conduire à apporter à certains la dose d’humilité qui leur manque, ce serait déjà un grand pas. Le parti socialiste tel que nous le connaissons risque d’exploser en une somme de micro parti.

Benoit Hamon a annoncé qu'il souhaitait «reconstruire une gauche inventive qui dépassera les étiquettes politiques»» avec une nouvelle formation le 1er juillet.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a elle aussi lancé avec Martine Aubry et Christiane Taubira son propre «mouvement d'innovation» pour résister à une vague En marche dans la capitale en 2020.

Au sein de l’exécutif municipal, nous l’avons vu pendant la campagne il existe également des scissions. Son unité ne pourrait tenir que par le pouvoir du maire de conférer ou retirer les délégations. À voir combien les élus tiennent à leur poste, il est facile d’imaginer que c’est un puissant levier qui limite toute initiative.  

Hélène Geoffroy devrait en toute vraisemblance attendre la rentrée pour reprendre son fauteuil de maire. À plein temps ou à mi-temps. C’est une question que se posent les vaudais d’ après l’article paru dans les potins d’Angèle et qui n’a pas été infirmé. (Http://www.mediavaulx.fr/index.php/1602-toujours-plus)

La réduction de ses mandats coïncide avec une réduction de ses indemnités et il n’est pas anormal que notre élu souhaite maintenir son train de vie. Elle ne devrait pas lors de sa prise de fonction renoncer à ses indemnités de maire comme elle l’a fait précédemment.   

V.L