Les convictions sont essentielles en politique

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Jeudi 15 juin 2017

Delphine Batho représente pour nous ce qu’est ou ce que doit être une personne qui s’engage et défend des convictions. C’est la digne représentante de l’esprit socialiste tel que nous le concevons. Si elle s’était présentée à Vaulx-en-Velin, nous l’aurions soutenu sans ambiguïté.  

 Leader syndicale étudiante, puis vice-présidente de SOS Racisme, elle devient ensuite cadre du Parti socialiste où elle est spécialiste de la sécurité. En 2007, elle succède à Ségolène Royal comme députée de la Porte-parole de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, elle est tout d'abord nommée ministre déléguée à la Justice dans le premier gouvernement Jean-Marc Ayrault, avant de devenir ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie en juin 2012, dans le deuxième gouvernement Ayrault.

 Le juillet 2013, à la suite d'un désaccord sur la politique budgétaire du gouvernement, elle est relevée de ses fonctions de ministre par le président de la République sur proposition du Premier ministre.

 Le juillet 2013, le président de la République annonce qu'il met fin à ses fonctions en tant que ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie à la suite d'une interview dans laquelle elle qualifiait de «» le budget 2014 de son ministère et avouait « [sa] déception à l'égard du gouvernement ».

 Le juillet 2013, lors d'une conférence de presse, elle:« Je n’ai commis ni une erreur ni une faute ». Le gouvernement, ajoute-t-elle,« marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique. C'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays. [...] Certaines forces économiques [...] n'acceptaient pas le niveau d'ambition fixé pour la transition énergétique. [...] Est-il normal que le PDG deVallourec,Philippe Crouzet, ait annoncé ma chute prochaine voilà des semaines aux États-Unis ? »

En octobre 2014, elle publie un livre, Insoumise, dans lequel elle relate son expérience au gouvernement et les circonstances de son départ : dans cet ouvrage, elle dresse un portrait à charge de décideurs qu'elle juge dépassés par les enjeux écologiques et sous influence des lobbys du secteur de l'énergie, et prône un changement de génération dans la classe politique. Dans un passage du livre, elle s'adresse directement à François Hollande et écrit : « Tu le sais bien, il n'y aura pas de deuxième mandat pour toi ».

Aujourd’hui, Delphine Batho toujours socialiste est opposée à une candidate REM qui fait partie du lot des investitures alibis ou fantoche du mouvement en marche. Il n’y a pas photo entre les deux candidates, la seconde bénéficiant cependant de la dynamique présidentielle est en tête.

Delphine Batho doit également faire face à Ségolène Royal qui soutient le mouvement « En Marche ». La politesse nous interdit de dire le fond de notre pensée quand à cette opportuniste de première catégorie. Elle représente à nos yeux ce qu’il y a de pire en politique. Malgré un lobbying effréné Ségolène Royal regrette d'avoir été écartée du gouvernement "au dernier moment" car elle s’imagine incontournable.

L'ancienne ministre de l'Ecologie tourne la page de son passage au ministère de l'Ecologie,  et a fait comprendre clairement qu'elle souhaitait rester dans l'exécutif.

Au moment de composer le gouvernement, le président Emmanuel Macron l'a appelée pour lui dire qu'elle n'en ferait pas partie. "Je lui avais pourtant demandé de me prévenir si je ne restais pas au gouvernement, regrette-t-elle auprès de Paris Match. Que je puisse alerter mes proches. C'est suffisamment dur. Il ne l'a fait qu'au dernier moment..."  

"J'ai été la variable d'ajustement". Parfois on se demande si elle n’est pas blonde.

Une amertume qu'elle n'a pas davantage masquée ce mardi sur BFMTV. "Dans les gouvernements, il y a toujours des ajustements de dernière minute. Donc j'ai été la variable d'ajustement, lance-t-elle. Ce n'était pas très agréable, mais enfin je comprends. J'ai de l'expérience, donc je comprends aussi les contraintes gouvernementales". 

Celle qui a échoué à prendre la tête du programme des Nations unies pour le développement "n'a pas l'intention de prendre sa retraite". Selon Match, elle s'attèle désormais à la création d'une start-up du nom de son dernier ouvrage "Manifeste pour une justice climatique". Une entreprise dont les contours demeurent floue mais qui "sera entièrement dédiée à la croissance verte", affirme-t-elle. Ne doutons pas que cela fera un Flop.

Elle pourrait peut-être s’associer à Arnaud Montebourg qui travaille à la création de sa propre société de production et d'exploitation de miel, dans son fief de Saône-et-Loire.

Pour Delphine Batho *Tous ceux qui me soutiennent et qui ont fait pendant des années les campagnes de Ségolène Royal, qui lui ont permis d'accéder à des hautes fonctions, le vivent comme un manque de respect». Et Delphine Batho d'ajouter : "Je ne suis pas surprise. Les interventions guidées par de la rancune ou de la jalousie ne sont pas le centre du débat de cet entre-deux tours". 

Stéphane Bertin, c’est peut-être notre Delphine Batho, celui que l’on décrit comme étant un cas sociable, tant sa disponibilité et sa propension à lancer et à porter des initiatives en faveur des Vaudais commence à être reconnu et apprécié n’est pas du genre à avoir sa langue dans la poche lorsque l’intérêt des vaudais est en cause. Comme beaucoup de personne sans doute,  il a besoin de reconnaissance et la méthode Geoffroy qui consiste à décider de tout avec un petit noyau de proches ne semble pas convenir à celui qui a largement contribué à porter Hélène Geoffroy au pinacle et dont la reconnaissance de cette dernière s’est soldée par un retrait de délégation d’adjoint. Il est certain qu’elle a été beaucoup plus tendre avec son adjoint aux sports lors de son dérapage.

Nous sommes à la mi-mandat. Il est l’heure de dresser un bilan des trois ans écoulés, ce que nous feront pour la rentrée. Cette année a été longue avec les primaires de la droite puis de la gauche, avec toutes les affaires qui ce sont succédé et la litanie des joutes électorales. Les vacances qui approchent sont les bienvenues avant de faire face au meilleur ou au pire de la politique du gouvernement Macron qui penche résolument du coté droit.