Juste un manque de bonne volonté

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Jeudi 27 juillet 2017

Il est toujours utile d’analyser les points de vue, car chacun possède une vision qui lui est propre et qui tient compte de critères qui ne sont pas forcement les nôtres. Les conseils de quartier n’échappent pas à la règle, cependant un point semble faire consensus, il y a un problème sous-jacent dont les échos nous sont parvenus à travers des remarques émises par les 8 co-présidents habitants.

Arrivé à mi-mandat et à l’aube du renouvellement des bureaux de chacun des conseils de quartier, le bilan qui prévaut nous laisse songeurs. Le mécontentement serait général ce qui n’est pas pour nous surprendre, car dès la première année nous avions tenté d’attirer l’attention des élus sur certains aspects qui ne pouvaient que générer de l’insatisfaction et des dérives.  

Si le constat est maintenant unanimement partagé, même les plus septiques sont convaincus du bien-fondé de la situation,  les causes de cette insatisfaction diffèrent.  Pour certains, la journaliste du progrès qui a produit un article sur chacun des conseils de quartier courant avril_mai s’est fait plaisir en ne reproduisant que les propos les plus négatifs des interviews des co-présidents. Encore une journaliste du progrès qui en voudrait à la majorité municipale ? Nous pensons que cette conclusion est quelque peu tirée par les cheveux. La journaliste en question parait faire honorablement son travail et reste généralement assez neutre dans ses commentaires.

Il nous est arrivé de lire des comptes rendus de conseil de quartier et ceux-ci sont parfois bien plus négatifs sur le fond que ne l’a traduit la journaliste. D’autre part nous conservons à l’esprit les propos tenus par monsieur le Maire concernant le fait de ne pas mettre en ligne les comptes rendus afin de ne pas donner une vision négative de la ville à des potentiels nouveaux arrivants.

Ensuite vient l’éternel noyautage. C’est évidement des opposants qui s’avèrent critiques et si nous partons du principe que tous ceux qui émettent des critiques sont des opposants ou le deviennent c’est vrai que cela peut faire rapidement quelques personnes. Nous pensons que les habitants qui se sont investis dans les conseils de quartier et qui sont encore présents aujourd’hui malgré toutes les turpitudes ont vraiment envie de faire quelque chose pour leur quartier qu’il soit d’un bord ou d’un autre, car les sympathisants socialistes sont bien représentés. Ils sont là pour écrire une partie du futur de la ville.

S’ajoute à cela un problème de relationnel avec les habitants qui ne serait pas le point fort de l'intéri-maire. C’est une réflexion un peu simpliste quand on connaît le charisme des élus Vaudais. Sur le plan du relationnel, Pierre Dussurgey n’est pas le pire.  Imaginons un instant ce qu’aurait pu être le relationnel avec les habitants si Stéphane Gomez ou Muriel Lecerf avait joué le rôle d’intéri-maire. Hélène Geoffroy, joue sur un autre plan, elle est auréolée de l’importance que lui confèrent les différentes charges qu’elle a exercé, mais ce n’est pas pour autant que son relationnel avec les habitants est meilleur. Elle essaie d’imprimer une certaine chaleur avec les gens,  mais ce que perçoivent les interlocuteurs une fois éloignées les groupies c’est de la distance.

Vient le comparatif entre les conseils de quartier et les autres conseils mis en place par la municipalité. Exister, ce n’est pas vivre et nous aimerions consulter les comptes rendus de ces conseils pour déterminer quelle est leur activité. Si nous nous basons sur les commentaires de membres du conseil citoyen par exemple il est difficile de le considérer comme opérationnel. De plus leurs prérogatives sont différentes.     

Il serait sans doute indispensable que la municipalité soit en capacité d’entendre le message porté par les membres des conseils de quartier. Sur le principe c’est une bonne chose de les avoir créés, car la démocratie participative à un rôle à jouer comme moyen d’expression, mais aussi par ses actions à travers le budget qui lui est alloué et les prérogatives qui lui incombent. En trois ans, le nombre de participants habitants aurait du augmenter or, c’est le contraire qui s’est produit, faute d’écoute et de prise en considération. Nous pensons qu’Hélène Geoffroy aura lors des trois années qui viennent à cœur d’inverser la vapeur.  

Il ne faut pas oublier que 4 adjoints ont été nommés pour superviser les conseils de quartier indemnisé 1400 euros chacun. Ce n’est pas neutre de parler indemnités c’est un sujet qu’il convient d’aborder. À ceux-ci s’ajoute un chargé de mission dont le contrat a été reconduit il y a peu pour trois ans et une assistante ce qui est somme toute considérable.

Ce support municipal nous laisse songeurs et devrait attirer l’attention de ceux qui s’intéressent aux conseils de quartier et souhaitent leur réussite. La journaliste aurait peut être dû mener une investigation à ce niveau, car nous pouvons nous interroger sur la plus-value apporter par les adjoints et par le chargé de mission que peu on vu s’impliquer.

Driss