Les pollueurs

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Mardi 5 septembre 2017

Jeter des déchets dans la nature est un phénomène courant que nous avons du mal à endiguer. Il est sans doute plus facile de positionner des radars pour pénaliser les automobilistes que de prendre de vraies mesures pour lutter contre les pollueurs. Tout est une question de volonté et le législateur ferait bien de prendre en considération le problème d’autant qu’il existe aujourd’hui des outils tels que des caméras miniatures autonomes et discrètes se déclenchant automatiquement qui pourraient s’avérer dissuasives.

Les matériaux inertes ne sont pas les seuls déchets que l’on trouve au bord des routes. Il arrive parfois, d’être intrigué par l’ odeur pestilentielle d’une carcasse d’animal, car s’il existe une réglementation sur la gestion des animaux morts, certains individus n’hésitent à jeter au bord des routes voir dans des cours d’eau comme la Rize des carcasses ou des restes d’animaux ouvrant la porte à un risque sanitaire.

Dans ce cas, il faut prévenir la mairie pour lancer une procédure d’évacuation. Qu'il s'agisse d'un cadavre d'animal de rente, d'animal domestique comme les chiens et chats trouvés morts au bord des routes ou d'animaux sauvages notamment d'espèces de gibier, leur élimination relève des pouvoirs de police sanitaire confiés au maire par le code général des collectivités territoriales.

La commune fera appel au service public de l'équarrissage à la charge de l'État,  car il ne faut ni toucher ni déplacer les restes d’animaux. Ce service est facturé par la société d'équarrissage directement à l'établissement public FRANCE AGRIMER.

La commune ne paye donc rien pour ces prestations, mais le coût pour la collectivité est de l’ordre de 200 euros par intervention. Quelques millions par an.  

L’adjoint à la santé, Yvan Margue a fait remarquer que des dépôts relatifs à des déchets d’abattage sont régulièrement constatés après la fête du sacrifice de l’aïd, de l’ordre d’une quinzaine par an. Certaines communes mettent des bennes pour récupérer les carcasses de mouton, mais cela prête à discussion quant à la légalité d’une telle disposition.

On en revient toujours, quelles que soient  les circonstances à la notion de civisme.

V.L