Compte rendu du conseil municipal du 21 septembre 2017

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Dimanche 24 septembre 2017

Comme nous l’avions supposé,  certaines délibérations ou communications ont généré des échanges entre l’exécutif et l’opposition à un niveau que nous n’étions plus habitués à entendre depuis des lustres. Apparemment, les vacances ont fait du bien à une partie des élus présents, cependant les absents étaient nombreux, trop nombreux et particulièrement du côté de l’équipe Bernard Genin  qui semble décidément ne plus rien avoir à dire. Nordine Gasmi s’est sans doute concerté avec son chef de file puisque depuis plusieurs mois, avec ses deux collègues de l’UVI il joue les abonnés absents.

Il est quand même étonnant de se présenter devant les électeurs avec en premier lieu l’ambition de les défendre, puis une fois élus,  agir avec autant  de désinvolture. Si Marie France Vieux Marcaud ou la princesse avaient gagné les élections, nul doute qu’elles siègeraient encore au sein du conseil municipal en donneuses de leçons. Les électeurs les ayant conduits dans l’opposition ces  deux élues ont préféré démissionner, mais l’autre partie de la liste conduite par Bernard Genin brille par son absente répétée.  Philippe Zittoun et Saïd Yahiaoui sont pratiquement les seuls à représenter une équipe dont ils ont pris leurs distances, on comprend bien pourquoi. 

Nous notons que du côté de l’exécutif,  Mourad Ben Driss a, semble-t-il, écouté nos doléances puisque lors des deux derniers conseils municipaux il respecte l’engagement auquel il a souscrit en signant la charte de présence aux conseils municipaux.

La présence d’Hélène Geoffroy à la tête de l’exécutif n’est surement pas neutre à ce regain de dialogue. Philippe Zittoun et Saïd Yahiaoui se sont évertués non pas sans une certaine intelligence à contredire Madame la Mairesse qui par ses prises de paroles parfois grinçantes ne pouvaient laisser sans réponses les arguments de l’opposition. On sent quelle aime ce jeu du chat et de la souris. Parfois, nous avons remarqué que notre première magistrate n’était pas  loin de s’emporter ce qui n’est pas habituel de sa part, préférant généralement la jouer plutôt cynique.  C’est plutôt une bonne chose la présence de réaction dans l’opposition, car depuis quelques mois les conseils municipaux étaient d’un ennui mortel. Nous  n’y apprenions pas grand-chose et ils tournaient souvent à l’autocongratulation de l’exécutif.

Hélène Geoffroy a donc sorti le conseil de sa torpeur. Du côté des autres élus de la majorité, Pierre Dussurgey paraissait complètement éteint lors de sa prise de parole au nom du parti socialiste. Une récitation monocorde et sans conviction de sa délibération. Peut-être est-ce la mise en vente du siège emblématique de la rue Solferino qui  perturbait son esprit. Stéphane Gomez quant à lui a fait du Stéphane Gomez, un long monologue dont on perd rapidement le fil. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué d’autant plus que nous ne sommes pas certains qu’autour de la table beaucoup d’élus soient attentifs à sa récitation.

Muriel Lecerf a failli, lors de son intervention concernant la ZAC du Mas du Taureau nous faire verser quelques larmes. Sa vision très critique des choix faits par l’équipe Maurice Charrier –Bernard Genin a quelque peu cassé l’ambiance. Cependant comme l’a rappelé Saïd Yahiaoui sans la citer nommément Muriel Lecerf faisait partie de l’exécutif de Maurice Charrier lors d’un précédant mandat et dans sa période d’opposition bien qu’ayant il est vrai fait apparaitre des divergences sur le projet de transformation du Mas du taureau par la voix d’Hélène Geoffroy,  le parti socialiste a néanmoins voté son adhésion à ce projet lorsqu’il a été présenté en conseil municipal en 2014. Une logique qui nous dépasse. Comment peut-on voter favorablement pour un projet qui ne fait l’objet que de critiques.

Christine Bertin du groupe APVV, à pris la parole à plusieurs reprises non pas comme ce fut le cas ces derniers temps pour jeter une petite pique à l’encontre de ses camarades de l’exécutif,  mais  pour argumenter dans le même sens.  Un changement d’attitude qui suit le vote de confiance donné à Hélène Geoffroy lors de sa réélection ? A suivre.

Du côté des habitants présents, peu nombreux pour ce conseil municipal de rentré, nous avons aperçu la présence de celui qui devrait prendre part à la bataille des municipales pour le compte des républicains, Philippe moine a semble-t-il perdu la confiance de ses paires.

Nous avons noté deux temps forts lors du conseil. Le premier a fait suite à la communication sur la rentrée scolaire et concerne les rythmes scolaires et du possible retour à la semaine des quatre jours si la municipalité suit la tendance issue d’une concertation auprès des parents d’élèves et des enseignants. Le groupe d’opposition « Vaulx c’est vous » par l’intermédiaire de Sacha Forca a fait son jeu d’opposant  en tempérant l’euphorie de l’exécutif avec quelques exemples bien choisis.

Près d’un tiers des écoles ont choisi d’organiser dès la rentrée la semaine scolaire sur quatre jours, tout en conservant le même volume horaire de 24 heures. Carte blanche est laissée aux communes de conserver ou non les activités périscolaires.

Les taux de passage à quatre jours sont très disparates d’une académie à l’autre, dessinant une France des villes, qui reste plutôt à quatre jours et demi, et une France des campagnes davantage demandeuse d’un retour à la semaine de quatre jours. La diversité des situations alimentera l’évaluation de la réforme de 2013 promise par le ministre pour cette année.

Une étude publiée fin juin par le ministère de l’Éducation se montre prudente, faute de pouvoir comparer des élèves restés à quatre jours et ceux passés à quatre jours et demi selon des organisations du temps scolaire et périscolaire multiples.

Examinant l’impact des nouveaux rythmes scolaires sur les acquis des élèves, les pratiques d’enseignement et le ressenti des familles, l’étude note un effet « d’une ampleur limitée sur les apprentissages – même si l’ajout d’une demi-journée a profité aux apprentissages fondamentaux – et un retour des parents partagés, souvent critiques, craignant que l’organisation à quatre jours et demi n’accroisse la fatigue des enfants ».

Quelle que soit la décision prise ou à prendre, elle ne pouvait avoir lieu à cette rentrée scolaire pour Vaulx-en-Velin. Difficile de balayer d’un revers de la main les engagements pris avec les associations et les divers intervenants embauchés pour l’occasion. Prendre le temps de la réflexion, de la concertation pour sortir si nécessaire du dispositif en douceur est sage décision.

Le second point concerne le projet de ZAC du Mas du Taureau. Nous pensions que le projet était bouclé, mais apparemment il a été révisé et entre dans une phase de concertation. Une grande partie de la discussion à tourné autour de certaines décisions prises par l’ancienne majorité notamment sur le fait que le besoin en transport, condition sinéquanone pour la réussite du projet de rénovation du Mas du Taureau n’est pas acté dans le plan de mandat du Sytral, l’organisme qui régit les axes et les besoins en transport dans la région lyonnaise.

Le problème, et comme nous le soulignons cela en est un,  il est difficile de concrétiser un quelconque projet sans l’assurance d’une ligne de tramway et non pas pour les calandres grecques comme tout semble l’indiquer, mais en même temps que les travaux de requalifications, notamment  la construction des logements ne débute ce dont le conseil municipal dans sa totalité semble d’accord.         

V.L