Occupation de la clinique de l’union

Share

 

Mercredi 4 septembre 2019

Décidément, il se passe toujours quelque chose à Vaulx-en-Velin, notre ville a un je ne sais quoi de magnétique. Cette après-midi c’est autour de la clinique de l’union  que des collectifs d’aide aux migrants et sans papiers ont organisé une action médiatique.

 « Alors que des centaines de personnes dorment toujours à la rue, la Préfecture et la Métropole poursuivent leur politique systématique d’expulsion de lieux occupés.

Pour répondre, nous n’avons pas d’autres choix que de réquisitionner de nouveaux bâtiments vides pour enrayer les politiques racistes et antisociales ».

Depuis le samedi 31 août, l’ancienne clinique de l’Union au 43 rue Louis Duclos à Vaulx-en-Velin est occupée.  

C’est sur le toit de la clinique que quelques manifestants ont déroulé une banderole marquant leur revendication. Tout autour une cinquantaine de personnes, des migrants, mais également des jeunes « encadrés » par les vieux routiers des divers collectifs.

 

Pourquoi le choix de Vaulx-en-Velin ? La solidarité notre ville connait, elle ville accueille une population socialement défavorisée, une des plus pauvres de France. Nous avons également un lieu d’accueil pour les réfugiés. 

Pourquoi ne pas faire cette action coup-de-poing dans l’Ouest Lyonnais. Elle aurait probablement plus d’impact.   

Quand je lis des termes tels que ceux-ci,  

« Exilé-es, exploité-es, précaires, mineurs isolé-es, ils/elles nous jettent à la rue, prenons leur propriété ».

Je ne peux m’empêcher de les trouver excessifs.

La politique migratoire de la France n’est surement pas parfaite, mais que dire de celles du Japon ou de l’Australie qui n’accueillent personne. Ou de celle du Canada avec ses quotas en fonction de ses besoins en mains-d’œuvre.

Aujourd’hui, une forte partie de l’immigration est due à la pauvreté.

Demain, avec le changement climatique elle sera d’une autre nature et beaucoup plus massive.

Thomas Petragallo