Ça va mieux, il suffit de s’en convaincre !

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Lundi 9 octobre 2017

Ce qui est bien avec ceux qui font de la politique, c’est que leurs conclusions sont souvent à géométrie variable.

S’il est un sujet qui prête souvent à polémique, c’est bien celui de la délinquance et des incivilités et des mesures à prendre pour la combattre. Vaulx-en-Velin n’échappe à la règle et bien sûr à l’heure du bilan de mi-mandat le sujet ne sera surement pas éludé puisqu’il y a une grosse attente des Vaudais dans ce domaine. Il n’y a pas une réunion publique qui aborde le sujet. Quelle sera l’axe prit par la municipalité pour convaincre les Vaudais que la situation s’améliore, puisqu’il est évident pour un exécutif quel qu’il  soit que les actions menées ne peuvent être que positives.

Cependant, à l’image des échanges que nous avons pu lire sur Facebook entre une élue de l’exécutif qui trouvait que la page locale de notre quotidien local faisait la part belle aux actes de délinquances et que cela nuisait à l’image de la ville, la journaliste répondait regretter de ne mentionner que des faits. C’est sûr que cela fait mal de recevoir en plein visage, à longueur de journée une image négative de la ville. Mais cela ne fait pas de mal qu’aux élus, également aux habitants.

Et des faits malheureusement, il y a trop pour que l’on puisse avoir au moins le sentiment que la situation trouvée en début de mandat par l’équipe d’Hélène Geoffroy évolue dans le bon sens ce qui est somme toute possible.

Cela fait longtemps d’ailleurs que nous n’avons pas eu de chiffres nous permettant d’avoir une idée plus précise. Généralement quand ceux-ci sont favorables les municipalités n’hésitent pas à le faire savoir. De toute façon, ils n’apporteraient pas grand-chose le sentiment sur les incivilités et la délinquance est trop prégnant pour que ceux-ci soient de nature à rassurer. Que valent des chiffres face aux antécédents.

Que dire de plus dans ce domaine ou finalement les actions à mettre en place sont plutôt du ressort des ministères de l’Intérieur et de la Justice, donc dépendent d’une volonté gouvernementale.  

La ville fait des efforts en recrutant des policiers municipaux supplémentaires, en améliorant leurs conditions matérielles, en les dotant de nouveaux locaux qui feront n’en doutons pas l’objet d’une inauguration en grande pompe afin de satisfaire la communication. Nous aimerions maintenant que nos forces de l’ordre soient plus présentes sur les endroits qui posent réellement problème au lieu  de concentrer particulièrement leur vigilance sur les grands axes à des heures fréquentées par ceux qui partent au travail. C’est au cœur même de la ville que les infractions au Code de la route sont les plus dangereuses et alimentent le sentiment d’impunité.

Nous aurons sans doute dans le bilan de mi-mandat, le nombre de Procès-verbaux dressés pour mauvais stationnements ou pour infractions routières, mais est-il significatif ?

Ça va mieux alors ? Il suffit de s’en convaincre. Il faut le dire aux sapeurs-pompiers de Nîmes qui estiment ne pas être en sécurité quand ils interviennent dans certains quartiers de la capitale du Gard. Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’ils rentraient d’une intervention, un camion aurait été la cible de jets de pavés et de cocktails Molotov. Cela se dégrade d’année en année tout comme dans notre ville qui n’a pas d’autres particularités que de suivre ce qui se passe au niveau national.

« Partout où il y a des difficultés, il faut aller reconquérir les territoires », a déclaré sur BFMTV Gérard Collomb , citant la création de 1 800 postes de policiers l’année prochaine, la « numérisation » du travail des policiers, et la nécessité « d’équipements performants ». « Le budget de la police va augmenter de plus 1,9 %, pour le matériel c’est même plus 6,4 % », a par ailleurs précisé le ministre de l’Intérieur.

L’effet d’annonce sera-t-il suffisant pour rassurer ? C’est très suggestif,  il est certes plus facile de jouer sur les indemnités défiscalisées des Compagnies républicaines de sécurité que de mettre en œuvre une croisade pour reconquérir les territoires. Nous, les fruits nous ne les avons pas vus, peut-être ne fréquentons-nous  pas les mêmes jardins.