Et un coup de barre à l’intention des quartiers.

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Mardi 14 novembre 2017

Comme François Hollande et Manuel Valls, Emmanuel Macron est allé jouer de son refrain auprès des citoyens qui se sentent relégués au second plan. Le président des riches a donc organisé un déplacement parfaitement orchestré et médiatisé dans des villes de banlieue.

Depuis François Mitterrand, tous les présidents ont tenu le même discours, une mobilisation nationale pour les quartiers en difficultés, faire baisser le chômage, mettre fin aux différents types de discrimination. Résultat, plus de trente années de politique de la ville pour arriver dans la situation que nous connaissons bien à Vaulx-en-Velin.   

Mais cette fois c’est sur, à la fin du quinquennat de Jupiter, les choses auront évolué positivement.   

Ces déplacements ont donc avant tout une portée symbolique, estime aussi Thomas Kirszbaum, sociologue, chercheur associé à l’Institut des Sciences sociales du Politique. « Car structurellement, la politique de la ville n’est pas prioritaire pour l’État. Notamment parce qu’elle est faiblement portée et soutenue uniquement par deux lobbies, ceux des HLM et ceux des maires de banlieues. Or, ils ne pèsent pas suffisamment sur les décisions du gouvernement », indique le sociologue.

Nous serons donc rapidement fixés sur l’ambition réelle de notre président à l’intention des villes qui à l’image de Vaulx-en-Velin concentre une forte proposition de population en difficulté et une montée constante des incivilités. Mais chat échaudé craint l’eau froide.

Pendant le quinquennat de François Hollande, rien n’a bougé, pourtant à ses côtés il avait une secrétaire d’État bien au fait des problèmes. Que reste-t-il du passage d’Hélène Geoffroy au ministère de la ville ?