La voix de l’allégresse

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Jeudi 23 novembre 2017

Depuis quelques jours Madame la mairesse s’est lancée dans un cycle de rencontres avec les habitants pour présenter le bilan des trois premières années du mandat. Bientôt chaque boite aux lettres devrait accueillir un magnifique catalogue  vantant les mérites de l’exécutif. La municipalité est entrée dans l’ère de la communication et prépare déjà les élections de 2020.

Nous pouvons faire un premier constat après quelques arpentages de rues et réunions par nos élus.   Bien que présenté comme « très intéressant » ce bilan de mi-mandat ne galvanise pas les foules. En effet, si nous décomptons les élus, les agents municipaux, les conseillers de quartier, les responsables associatifs.et les proches de l’exécutif, les rencontres drainent moins de monde qu’à l’époque de Bernard Genin.  Et c’est peu dire.  A tel point qu’avant chaque déplacement, des membres du cabinets vont appâter le chaland.   

Les habitants ce sont-ils éloignés encore un peu plus de la chose publique comme pourrait le laisser supposer les résultats des dernières élections ou bien est-ce le pouvoir de séduction de madame la mairesse qui est en berne ?  La question reste entière.

Pourtant nous ne pouvons que conseiller aux Vaudais de se rendre à ces rencontres, il est important d’écouter mais également de s’exprimer lorsque l’occasion se présente.

En bonne politicienne et pour couper court à toutes les questions récurrentes concernant la propreté, les incivilités, enfin tout ce qui est dérangeant…..prière de s’adresser à son intérimaire. Ayant été absente pendant 15 mois pour des obligations d’état (elle aime rappeler son parcours politique) , merci de ne pas lui imputer l’inaction municipale. L’intéressé appréciera sans doute. Il faut donc se contenter d’écouter madame la mairesse parler et l’entendre dire « Il nous reste trois années et je veux qu’elles soient utiles »…

C’est toujours difficile d’évaluer un bilan. Comme l’a évoqué le dévoué journaliste et nouveau rédacteur en chef du journal municipal  il y a souvent une inadéquation entre le temps administratif et le temps des habitants.  Pourtant, les promesses de campagne sont toujours faites en temps habitants, ce n’est que plus tard que sont annoncés les difficultés à concrétiser un certain nombre d’engagements compte tenue d’une inertie administrative.

Mais les mieux placés pour évaluer le travail fait et donner un Indice de satisfaction ce sont les élus eux-mêmes. Enfin pas tous, ceux qui ont encore les pieds qui touchent terre.  L’adjoint à la santé,   apparemment un des plus assidus aux cotés de madame la mairesse dans cette tournée vaudaise  n’hésite pas à claironner son insatisfaction lors de conversations impromptues. Il suffit d’amorcer un peu la pompe pour avoir son avis éclairé. Pour lui, le bilan serait plutôt critiquable, loin de l’autosatisfaction proclamée. Un des rares élus donc à faire valoir une liberté de parole qui semble étouffée dans le cocon municipal.

Et puis, il est des déclarations surprenantes. Toujours dans  l’excellent journal municipal, nous avons pu noter que madame la mairesse s’apprête à créer « un service municipal Démocratie participative qui s’occupera exclusivement de la relation des habitants aux services et aux autres partenaires et qui permettra une meilleure réactivité ».

Pourtant il existe depuis des lustres un service proximité en théorie chargé de cette mission encadré par des proches de l’exécutif et un chargé de mission avec secrétariat chargé de la relation avec les conseils de quartier. C’est reconnaitre implicitement la faillite de ces dispositifs pourtant reconduit suite à une évaluation positive.

Une évaluation positive également pour le chargé de mission pour le projet éducatif scolaire et accessoirement élu socialiste ou macroniste (C'est variable) à la mairie du 3ème arrondissement. Ce dernier a néanmoins besoin d’approfondir ses connaissances vaudaise car il a affolé les réseaux sociaux pour avoir spécifié qu’il n’y a pas de lycées sur notre ville devant des parents d’élèves médusés. En fait, nous en avons quand même deux ce qui n’est pas quantité négligeable.

Il fût une époque où Morad Aggoung, pas encore sous le coup d’une procédure judiciaire s’élevait en grand moralisateur. Soulignant le népotisme et le favoritisme qui régnaient à l’époque de Maurice  Charrier et Bernard Genin.

Il manque et c’est regrettable pour un bilan, ne serait que de mi-mandat son avis d’expert sur la question pour souligner si les choses ont évoluées de manières positives ou si la tentation de reproduire le même modèle a été la plus forte.