La nouvelle droite vaudaise.

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Mardi 28 novembre 2017

Les municipales sont encore loin (2020 ou 2021), mais déjà elles aiguisent les appétits. La droite vaudaise se recompose avec en ligne de mire un objectif qui semble à sa portée ? Depuis quelques semaines, une nouvelle figure est apparue dans le paysage Vaudais. Conseiller municipal à Meyzieu, Stéphane Bournet se verrait bien succéder à notre Castafiore locale à la voix doucereuse. 

Exit Philippe moine en leader ? Plutôt favorable à Bruno Lemaire lors des primaires de la droite, pencherait-il comme son mentor devenu ministre du côté de la frange présidentielle  alors que la région est tendance Wauquiez. Philippe moine ne nous donne pas le sentiment d’être un rebelle, il se pliera sans sourcilier au choix qui lui sera imposé.

Stéphane Bournet pourrait prendre pour exemple Alexandre Vincendet le jeune loup Rilliard qui a réussi en 2014 à bouter les socialistes.

Stéphane Bournet semble d’ailleurs avoir le soutien de  Laurent Clamaron qui pourrait à travers son nouveau challenger réaliser le rêve qui l’a longtemps habité. À moins que celui-ci ne décide finalement de se lancer comme tête de liste pour une ultime bataille.

En tout cas, ce petit monde montre qu’il est présent sur le terrain et s’investi.  les photos diffusées sur les réseaux sociaux ne manquent pas. Mais ce ne sont que des photos, qu’en est-il réellement du travail de fond ? Cela n’a jamais été le point fort de la droite vaudaise qui s’est toujours contentée de pointer le bout de son nez au moment des élections et de jouer sur son étiquette.

À l’image d’un Patrice Guillermin-Dumas qui a su être actif à travers la présidence du conseil de quartier du centre-ville, la droite n’a guère de relais sur la ville. Un réseau est à construire, mais pas en restant le cul collé sur une chaise en attendant le chaland. La droite doit apprendre à pêcher et aller au contact des Vaudais pour avoir une chance de la jouer gagnant. Il va leur falloir être très convaincants pour mobiliser. Ce qui n’est pas facile, le vaudais à tendance à de plus en plus bouder les urnes. C’est la raison pour laquelle il n’est pas négligeable de construire des relais à travers les associations, les clubs sportifs, les centres sociaux. Chaque voix peut en définitive compter pour l’emporter.

À l’heure où le front national sort affaibli et divisé des élections présidentielles et législatives, une opportunité est peut-être à saisir. Marine Le Pen est dans le dur et nombre d’électeurs sont encore sous le coup du désastreux débat du second tour de la présidentielle.

La droite vaudaise aura telle la capacité de bousculer les lignes pour dépasser le cap des 20% et être en capacité de l’emporter. C’est un beau challenge pour Stéphane Bournet qui part cependant avec un handicap. Celui de ne pas habiter Vaulx-en-Velin.