A quand la première fleur

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Mardi 5 décembre 2017

La propreté urbaine est un vaste sujet, mais un sujet qui n’est pas abstrait puisque son ressenti est particulièrement visuel. Un sujet qui exaspère une partie de la population et qui nécessite une communication régulière de la part de la municipalité pour  montrer que c’est une forte préoccupation.

Nous avons publié un certain nombre d’articles mettant en évidence un phénomène  dont les proportions nous paraissaient anormales vu le nombre d’employés municipaux chargés du domaine ainsi que l’efficacité revendiquée par la métropole.

Il nous faut  pourtant  avouer que nous avons fini par capituler. Est-ce la recrudescence des faits d’incivilités ou bien l’inefficacité des services concernés qui ont eu raison de notre pugnacité. Quoi qu’il en soit, on peut dire ce que l’on veut, mais malgré tous les efforts présumés ou réels, la réussite est loin d’être au rendez-vous.

Nous ne sommes pas les seuls à souligner ce manque de résultats, au sein même de l’exécutif municipal certains élus socialistes et apparentés se montrent de plus en plus critiques. Sans doute doivent-ils faire face de plus en plus régulièrement aux remontrances de la population. Tels les adjoints de quartier qui ronchonnent en privé, mais qui ont encore quelques hésitations à demander des comptes à Hélène Geoffroy.

Dans le dernier journal municipal, il est donc à nouveau question de propreté et de ce qui est mis en œuvre par la municipalité pour traiter cette problématique. Il apparait à la lecture de l’article et des réponses apportées par l’adjointe en charge de la propreté  que ce n’est pas une question de moyens puisque nous disposons d’un service de proximité et des effectifs.

Si malgré cette infrastructure la situation ne s’améliore pas, c’est que la raison est à chercher ailleurs. En attribuer la seule responsabilité à l’adjointe en soulignant une certaine incompétence ne nous parait pas être judicieux. Il serait facile de tomber dans la facilité comme savent le faire si bien certains. Cependant il n’est pas question de l’exonérer non plus. Il est certain que si celle-ci mettait autant d’entrain à cette mission qu’a faire campagne lors des élections ce ne serait être que plus encourageant.

Non, le problème est plus complexe, car le laisser aller est général. Nous avons noté qu’à Villeurbanne pour ne citer que cette ville les rues sont de plus en plus sales. Souvent cela est dû aux déchets de repas à emporter genre Mac Donald. Il y a un manque de respect qui s’est généralisé et semble avoir fait boule de neige un peu partout. Sans compter que les dépôts sauvages sont également en augmentations. Il y a donc une large réflexion nationale à mener avec surement des sanctions à la clé pour que cela soit efficace.

Cela ne devrait pas affecter l’embellissement de notre ville. À l’heure où madame la mairesse fait le tour des quartiers pour parler de son bilan de mi-mandat, le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce plan l’échec est patent. 

Des personnes réagissent et le font savoir par courrier. C’est un peu comme un appel au secours ou de l’exaspération devant une situation qui perdure.    

« Madame,

Après lecture de votre article dans « Vaulx-en-Velin-le Journal », j’ai opté pour une réponse ouverte.

Aux risques de vous offusquer, Vaulx en velin n’a pas pris en compte depuis des années les problèmes de propreté, d’embellissement. Pour donner envie de venir vivre, traverser cette ville, les municipalités auraient dû l’inclure dans tous les programmes. En le prenant à bras le corps maintenant, vous risquez d’oublier d’autres problèmes qui vont de pair : l’incivisme, la police municipale qui ne fait plus de prévention mais de la répression.

Le village a été oublié pendant quelques années de tous programmes au même titre que le Mas du Taureau, la Grapinière. Les propriétaires ont oublié de s’occuper de leurs bâtiments, pourquoi le feraient-ils, on est à Vaulx.

   ü  Il a fallu que j’envoie un courrier aux Sces techniques pour que la balayeuse vienne place Gilbert Boissier (il y a entre 1 ou 2 ans). Les agents de la ville, nous ne les voyons pas souvent (sauf ce matin, pour les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle).

   ü  Il m’a fallu 2 ans pour avoir un local à poubelle dans la cour devant notre bureau et 2 ans de plus pour amener les locataires à les utiliser et respecter la propreté.

  ü  Depuis 2014, avec les dealers et les « ivrognes » j’ai réussi à force de dialogue à faire en sorte qu’ils jettent dans les poubelles, cannettes, bouteilles et sac plastique.

Mais la rue Claude Chapuis reste une décharge. Je sais, les mots sont forts, mais les maux que ça provoquent sont encore plus fort.

Le terrain de pétanque, les habitants du village n’ont pas vu un match pendant l’international du mois d’Octobre, mais vue la propreté, cela aurait fait désordre pour les joueurs internationaux.

Ce matin, j’ai pris en flagrant délit des peintres à déposer des seaux plastiques à côté d’une poubelle.

   ü  Sans oublier, rue de la république-place de l’église ou il faut slalomer avec les poubelles. Dans la ville, où je vis, la municipalité a résolu le problème en rappelant aux propriétaires-locataires qu’ils étaient passibles d’une amende de 65 €).

Les parents avec poussette slaloment entre les poubelles et les véhicules en stationnement sur les trottoirs.

   ü  Le bouquet est attribué aux sorties de la Rocade pour Vaulx, ou la Métropole me répond qu’elle nettoie.

Les travailleurs de la zone industrielle devraient avoir une médaille pour accepter de venir travailler à Vaulx en velin. Je serais curieuse de voir combien de tonnes de déchets seraient récupérées sur la route en partant des sorties de la rocade jusqu’à la Zone Industrielle.

Depuis des années, rien n’est fait en matière de végétation, donc comme c’est moche, on balance tout et n’importe quoi.

A Paris sur les périphéries, la municipalité avait le même problème résolu par des panneaux incitant à la propreté. Et ça marche.

J’en ai fait part à Mme la Maire, lors de sa visite au village le 16 novembre.

A force de voir Vaulx en velin par quartier, les municipalités ont oublié VAULX EN VELIN »

Voila un challenge à relever pour la seconde partie de mandat. Nuls doutes que des résultats seraient appréciés des habitants.