Des nouvelles de notre députée

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Jeudi 14 décembre 2017

Bien qu’elle ne soit pas très présente sur notre commune, Anissa KHEDHER n’en est pas pourtant inactive comme le montre la lettre qui suit.

Pour ce qui est du Budget, si celui-ci est sincère il n’a cependant pas trouvé l’adhésion de la communauté européenne. Juste qu’à présent nous avons vu de nouvelles dépenses, mais peu d’économies.

La suppression de la taxe d’habitation risque d’être retoquée par le Conseil constitutionnel, car elle rend inégalitaires les habitants.  

Pour ce qui est de la participation active de la députée, nous avons quelques doutes sur sa latitude, car les échos que nous avons nous incitent à croire qu’il  n’a pas son mot à dire. Il suffit de suivre la consigne du chef.

 

Madame, Monsieur,

Depuis que vous m’avez élue députée de la 7e circonscription du Rhône en juin dernier, je partage mon activité entre les travaux à l’Assemblée nationale, ma fonction à la délégation de l’assemblée parlementaire de l’OTAN et les cinq communes de notre circonscription. Je vous propose, dans ces quelques lignes, de partager avec vous les évènements, manifestations, actions et activités auxquels j'ai pris part au cours de ces deux derniers mois.

-          A l’Assemblée nationale

Comme chaque année, les mois allant d’octobre à décembre sont consacrés à la discussion du budget pour l’année suivante. Nous avons donc examiné un budget sincère, un budget des promesses tenues. C’est la promesse de libérer les initiatives mais aussi la promesse de protéger les Français. Pour ne citer que quelques mesures, nous avons voté la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, augmenté la prime d’activité, augmenté le minimum vieillesse ou encore revalorisé l’allocation adultes handicapés (AAH).  Notre groupe parlementaire a pris toute sa place dans l’examen du budget. Il a notamment permis l’adoption de l’expérimentation des emplois francs dès l’année prochaine et leur généralisation en 2019. Car il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin, ils bénéficieront à tous, et d’abord à ceux que les discriminations territoriales ont tenu trop longtemps à l’écart de l’emploi. Au terme de 151 heures de débat, c’est bien un budget de justice sociale et d’efficacité que nous avons voté le 21 novembre.

Nous avons par ailleurs voté deux autres textes majeurs : le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 et le projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures. Le premier, dans le même horizon que le budget, renforce la solidarité, protège les plus fragiles et développe la prévention et l’innovation en matière de santé. Le second assure la cohérence avec l’Accord de Paris sur le Climat en se donnant pour objectif l’arrêt presque complet de la production nationale d’hydrocarbures à l’horizon 2040. Ces projets de loi, ainsi que le projet de loi de finances reviennent en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale en ce début décembre.

Mon activité dans l’hémicycle, c’est aussi la question d’actualité au gouvernement que j’ai posée sur le plan pauvreté en cours d’élaboration. En plus du dédoublement des classes de CP et de CE1 en REP et REP+, la revalorisation de minimas sociaux et de la prime d’activité ou la réforme du logement, j’ai voulu demander des précisions au gouvernement sur le cap qu’il s’apprêtait à tracer pour éradiquer le fléau de la pauvreté et comment il souhaitait associer les publics concernés. C’est un enjeu majeur pour notre pays et pour notre circonscription, où le taux de pauvreté peut être supérieur à 50% dans certains quartiers. Concrètement, il s’agira d’axer notre stratégie sur la prévention, afin que les enfants pauvres d’aujourd’hui ne deviennent pas les adultes pauvres de demain.

A l’Assemblée, j’ai également participé aux auditions de la Commission de la défense nationale et des forces armées. Cela a été pour moi l’occasion d’interroger le général Bosser, chef de l’état-major de l’armée de terre, sur les capacités de mobilisation des réservistes de deuxième niveau (RO2), indispensables en cas de crise majeure, ainsi que le général Lecointre sur la transformation du service de santé des armées (SSA) d’ici à 2020. J’ai aussi interrogé la Secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq sur l’augmentation du nombre de ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) du fait des opérations extérieures et de la prise en charge des victimes de terrorisme et les associations d’anciens combattants sur la prise en charge, le statut et les moyens accordés aux blessés psychiques, notamment ceux souffrant de syndrome de stress post-traumatique. A l'issue de ces auditions, nous avons voté en commission élargie (le regroupement de la commission défense et de la commission des finances), les crédits des missions défense et anciens combattants, mémoire et liens avec la nation.

Enfin, ces dernières semaines, j’ai intégré la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.) et suis devenue Vice-Présidente du groupe d’amitié France-Tunisie. Avant la réunion constitutive du groupe d’amitié France-Oman que je préside, j’ai pu rencontrer l’Ambassadeur du Sultanat d’Oman en France.

-  A l’assemblée parlementaire de l’OTAN (AP-OTAN)

Je me suis rendue à Bucarest, en Roumanie, pour la 63e session annuelle de l’assemblée parlementaire de l’OTAN, avec mes collègues de la délégation française. L’assemblée parlementaire de l’OTAN est une assemblée consultative qui permet aux représentants des pays membres de se rencontrer et d’échanger sur les sujets de défense et de sécurité. Sur la base des rapports que nous élaborons en commission, nous adoptons des recommandations et résolutions.

J’appartiens à la commission sur la dimension civile de la sécurité, où nous traitons des thématiques liées aux responsabilités, à la protection et au bien-être des populations civiles. Nous avons étudié les projets de rapports sur les aspects humanitaires de la guerre en Syrie et en Irak, les incidences politiques et sécuritaires des médias sociaux et la stabilité dans la région de la mer Noire. A l’occasion des réunions de la commission, notre collègue sénatrice, Joëlle Garriaud-Maylam, a été élue présidente de la commission.

L’assemblée parlementaire a réaffirmé son unité face aux défis sécuritaires, que ce soit sur le terrorisme ou les positions russes en Europe de l’Est.

Je me suis également rendue au Koweït, où j’ai rencontré et échangé avec différents responsables politiques et associatifs. J’ai notamment interrogé les associations sur les droits des femmes et les ONG sur leur prise en charge humanitaire dans la région et à l’international. Le Koweït est un partenaire de premier plan de l’alliance euro-atlantique, comme en témoigne l’ouverture récente d’un centre régional OTAN.

En circonscription

Je continue naturellement à rester en contact étroit avec notre circonscription, aux cérémonies de commémoration, comme celles du 11 novembre, au contact des élus avec l’assemblée générale des maires et présidents d’intercommunalité du Rhône, aux moments de partage, comme au dîner du vivre-ensemble contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, le 8 novembre dernier à Vaulx-en-Velin.

Enfin, j’ai continué à vous recevoir, vous, Brondillants, Vaudais, Rilliards, Sathonards à ma permanence, à Bron.

Je continuerai de vous tenir informés régulièrement comme je m'y suis engagée, car je tiens à garder ce lien fort entre vous et moi, vous rendant compte de mes activités à l'Assemblée nationale comme en circonscription.

A bientôt, à votre disposition.

Fidèlement,

Anissa KHEDHER, votre députée.

Permanence parlementaire : 20B, rue de Verdun 69500 Bron – 09.63.52.81