Les rythmes scolaires : un vrai casse-tête

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Samedi 16 décembre 2017

Une vraie bonne idée ou une obligation législative très théorique d’un ministre qui n’a pas brillé par son intelligence et qui maintenant regarde son œuvre de loin.

En tous les cas, trois ans après son application,  de nombre villes ont fait le choix d’un virage à 180° avec un retour à une semaine de quatre jours, comme quoi il semble que c’était mieux avant et d’après une enquête faite par l’association des maires de France sur la réforme des rythmes scolaires 80% des communes  envisagent  pour la rentrée 2018 un retour à la semaine des quatre jours. (http://www.amf.asso.fr/upload/fichiers/documents/AMF_24954TELECHARGER_LA_SYTHESE_DES_RESULTATS_DE_L_ENQUETE.pdf)

Une communication a été faite lors du conseil municipal du 14 décembre dernier. La municipalité va formuler  aux parents différentes propositions, à eux de faire le choix qui leur parait le plus judicieux.

La logique voudrait que la réflexion se cantonne à l’intérêt de l’enfant. Quelle est la meilleure solution pour que celui-ci trouve les plus favorables conditions d’apprentissage et d’épanouissement. Sachant qu’il convient de prendre en compte différents aspects, dont certains, peuvent sortir du cadre de l’éducation nationale.

Beaucoup se focalisent sur le fait que la semaine de 4,5 jours engendre une fatigue supplémentaire pour les enfants, mais des études récentes démontrent qu’il n’en est rien et que le fait que ces derniers ce couchent plus tard notamment à cause de l’usage des outils informatiques voire des jeux vidéo auraient des conséquences sur le métabolisme du sommeil.

Les enseignants sont majoritairement pour un retour à la semaine des quatre jours pour des raisons d’emploi du temps, les parents également, car cela simplifie certaines contraintes dont celle du week-end pour les communes qui avaient fait le choix du samedi matin.

Sur une commune comme la notre ce qui est important à notre avis, ce n’est pas le fait que la scolarité se fasse sur quatre jours ou sur quatre jours et demi. Nous faisons confiance aux enseignants pour définir comment orienter l’apprentissage pour obtenir les meilleurs résultats. Ce qui importe c’est le bénéfice pour les enfants de la mise en place d’une offre périscolaire de qualité. Particulièrement lorsqu’ils viennent de quartiers défavorisés, ce qui est le cas dans notre ville pour une majorité d’entre eux.

En effet, le péri scolaire à l’intérêt d’offrir des activités de découverte et d’ouverture d’esprit a un âge important  pour l’évolution de l’enfant. Cela permet de lutter contre une forme d’inégalité sociale, de favoriser la vie en commun et l’accès pour les filles a des activités qui ne seraient peut-être pas possibles sans ce cadre.

D’après ce que nous avons pu entendre lors du conseil municipal, la semaine de quatre jours et demi a ces adeptes et notamment le maintien du péri scolaire. La ville a fait des efforts pour le développer et élever le niveau des encadrants. Pour certains cela permet également de donner un emploi à la jeunesse vaudaise  d’où l’intérêt pour le maintien.

Nous verrons donc quelle sera la conclusion de l’enquête, mais nul doute que le débat autour de ce sujet sera animé.