Comme un refrain de déjà vu.

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Dimanche 4 février 2018

Mercredi matin aux aurores , la police municipale était à pied d’œuvre dans le quartier de la Balme pour faire enlever deux carcasses de véhicules incendiées quelques jours auparavant et laissées entre temps à la vue de tous les promeneurs empruntant le chemin de halage qui longe le canal de Jonage.

 

Le progrès relatait dans son édition du 23 janvier dernier l’incendie apparemment criminel de trois véhicules dans le secteur de la rue Chénier.  Quartier qui est en train de devenir particulièrement sensible. 

Ces deux faits divers qui font débuter l’année 2018 sous de mauvais augures devraient contribuer à faire en sorte que les énergies vaudaises se focalisent vers un objectif commun. Notamment l’amélioration du cadre de vie et du sentiment de sécurité des habitants. Les cérémonies de vœux sont très sympathiques, mais c’est comme lever les mains au ciel et attendre le Messie, cela ne produit malheureusement pas grand résultats sauf convier quelques habitués à faire le pied de Gru au sempiternel buffet.

Notre attente d’un revirement de situation et de fin de  stigmatisation de Vaulx-en-Velin est forte. Or, il semble que ce qui galvanise nos élus en ce moment soit le renouvellement des Conseils de quartier. Pas uniquement l’aspect ouverture vers la démocratie participative,  mais curieusement c’est plutôt le « qui va prendre le contrôle des Conseils de quartier » qui focalise certaines attentions. Il faut croire que cela représente pour nos politiciens locaux un enjeu majeur. 

Donc il y a d’un coté le discours qui prône l’ouverture et la nécessité d’une appropriation citoyenne de la décision et de l’autre coté cette incommensurable habitude de borner les choses, de les contrôler de peur n’elles ne s’échappent.  

Comme nous l’avons évoqué dans notre article du lundi 29 janvier, Hélène Geoffroy tentant de faire sortir de la salle Stéphane Bertin est un geste qui démontre que le climat n’est pas des plus apaisé et ce geste symbolique va même beaucoup plus loin. Peut-on légitimement interdire à un élu, quel qu’il soit d’être présent au moment d’un vote. N’est-ce pas là un geste antidémocratique par excellence ?

Mais ce qui nous parait plus surprenant c’est l’énergie dépensée par certains sur les réseaux sociaux. Le conseil de quartier Petit pont/ Grappinière a vu la réélection de la vice présidente sortante. (D’ailleurs les quatre premiers renouvellements de Conseil de quartier ont vu la réélection du vice-président sortant).  L’annonce du résultat sur le compte Facebook de Stéphane Bertin a fait réagir notre Conseillère municipale déléguée au Conseil de la vie associative et au Conseil citoyen.

Madame Janin au lieu de s’interroger sur la très faible participation des habitants du quartier Petit pont/ Grappinière et des autres conseils d’ailleurs  n’a rien trouvé de mieux que reprocher à son collègue de l’exécutif  d’être présent à cette réunion alors que la charte ne l’autorisait pas. S’en est suivi une longue série d’échanges entre internautes dont les réseaux sociaux nous réservent la surprise.

Cependant nous sommes heureux de savoir Madame Janin  attachée au respect des chartes. Il en est une signée par tous les colistiers d’Hélène Geoffroy qui mériterait d’être relue avec attention.  Si elle souhaite s’exprimer, notre tribune lui est ouverte, il y a tant de questions que les vaudais commencent à se poser à divers niveaux.     

Donc l’échange sur Facebook a attiré notre attention. Comme nous sommes un peu curieux et aimons démêler le vrai du faux nous sommes allés à la pêche (comme dirait Sacha Forca conseiller municipal d’opposition et un des participants au dialogue) pour essayer de remplir notre bourriche. 

Un premier lieu, écouter la voix de son maitre n’est pas toujours payant. Stéphane Bertin n’était pas présent à cette réunion, s’étant contenté de relayer les résultats qui lui ont été communiqués. Mais en investiguant les langues ce sont quelque peu déliées et Madame Jamin devrait peut être demander quelques éclaircissements à ses collègues sur la « méthode » employée pour renouveler le conseil de quartier Petit pont/ Grappinière. Elle pourrait ainsi nous confirmer ou nous infirmer si des rencontres sélectives ont eu lieu entre habitants et conseillers de quartier. En tout cas si c’est le cas, le résultat n’a pas été concluant.   

Apparemment les participants aux échanges, n’ont pas apprécié dans leur majorité la prise de position de  Madame Janin et l’ont fait savoir. Notre élue a  également eu droit à un rappel lui précisant que si aujourd’hui elle était conseillère municipale c’est grâce à l’appui de son collègue Stéphane Bertin. En tout cas, se lancer dans de telles polémiques ne fait que renforcer l’adhésion des habitants en faveur de celui-ci et ce n’est peut être pas une bonne issue quand on pense aux 530 voix  obtenues par les socialistes et apparentés lors des législatives.    

Enfin, en ce qui nous concerne, nous attendons franchement autre chose de nos élus. Les difficultés sont grandes et méritent l’attention de chacun et non pas des querelles d’égo.