Sécurité : Entre désir et réalité ?

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Mardi 30 octobre 2018

Entre la majorité et l’opposition c’est un peu comme entre les organisateurs d’une manifestation et la police en termes de chiffres, les uns maximisent les autres minimisent et forcement ne tombent jamais d’accord.

C’est ce qui s’est passé lorsque David Tounkara l’adjoint à la sécurité lors du dernier conseil municipal a fait part « de résultats encourageants » et que l’opposition s’est engouffré dans la critique.

Il faut dire que l’adjoint à la sécurité s’est exclusivement limité à un exercice verbal   sans accompagner son discours de données chiffrées.

Bien que notre confiance dans les chiffres est limitée, car nous nous sommes souvent rendu compte qu’il est possible de leur faire dire ce que l’on veut, il est néanmoins difficile de juger la véracité d’une annonce sans « preuves à l’appui ».

Ce qu’Hélène Geoffroy décrit comme un acte de transparence, en faisant lire à son adjoint une longue litanie de faits dont il ne semble pas être lui-même convaincu (ce fût comme déclamer une récitation mal apprise dont les hésitations marquent un travail bâclé) se traduit sans les éléments concrets qui viennent corroborer les dire, comme une opération bassement politicienne.

« Ce bilan est intéressant, mais essentiellement qualificatif », a souligné Said Yahiaoui jouant sur du velours. Que dire de plus.

En tant que Vaudais, nous entendons le discours de la majorité municipale. Est-il de nature à nous rassurer ? Il nous est toujours très désagréable de faire les titres des médias locaux. En effet, un incident à Vaulx-en-Velin apparaît souvent en gros caractères alors que les villes voisines de l’Est lyonnais sujettes également à la délinquance semblent être plus ou moins épargnées. 

L’insécurité est-elle une réalité où un sentiment d’insécurité alimenté par les on-dit altère nos facultés  

Depuis 2013, nous suivons ce qui se passe dans la ville, notamment en ce qui concerne la sécurité. C’est un sujet difficile à traiter et nous ne voulons pas stigmatiser Vaulx-en-Velin. Nous aimons notre ville. Cependant, il est difficile de ne pas informer sur un domaine majeur. Il ne serait pas honnête de dire que tout le monde il est beau il est gentil à Vaulx-en-Velin.

Dans les faits, le printemps 2018 a vu des habitants manifestés pour leur sécurité contraignant Hélène Geoffroy à se lancer dans un exercice de communication en faisant intervenir des institutionnelles pour une signature médiatisée dont le point d’orgue fût l’annonce de l’armement de la police municipale.

Le nouveau local de la police municipale s’est fait caillasser en présence de caméras qui ont identifié les coupables et pourtant aucune arrestation n’est intervenue. De nombreuses voitures ont brûlé, et nous avons autant de photos en 2018 que les autres années.

Les incivilités routières n’ont pas diminué pour autant, ainsi que celles sur le mobilier urbain. Avant que le parcours de santé de la Rize ne soit inauguré, il a fallu faire des réparations. La MJC a fait l’objet d’une tentative d’incendie…….

Cette communication nous parait donc tout à fait incongrue dès l’instant ou elle n’est pas étayée. Et si elle était destinée à rassurer les Vaudais, ce n’est pas certain que ce soit la bonne méthode pour le faire. Il fait dire que la relation de confiance envers les politiques, quels qu’ils soient s’est sérieusement altérée ces dernières années.

Ci-dessous un article présent dans le magazine OBS qui montre combien la réalité est mitigée (cliquer ici) . 

Concernant la police de proximité que demande Madame la maire, les mauvaises relations qu'entretiennent Hélène Geoffroy et Gérard Collomb sont peut être à l'origine de la non sélection de Vaulx-en-velin. Nous ne pouvons pas exclure cette possibilité.