Quand la musique n’est pas bonne

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Dimanche 30 juin 2019

Encore un fait divers vaudais qui montre que le vivre ensemble a encore du chemin devant lui 

Tard dans la soirée de vendredi, le volume sonore de l’autoradio d’une voiture, poussée à fond, perturbe la tranquillité des habitants de la rue Oreste-Zenezini, dans le quartier de la Grappinière. Que fait-on dans un cas de figure comme celui-ci. Bien souvent on prend son mal en patience en se disant que ça va passer, parfois on appelle la police, mais on s’expose à des représailles alors c’est avec modération et cela fausse les chiffres de la délinquance, ce qui réjouit les autorités, car ils peuvent se gargariser avec « De bon résultats ». Mais de bons résultats de façades, car pas du tout le reflet de la réalité qui elle se voit sur le terrain et le mandat d’Hélène Geoffroy n’a pas amélioré les choses.    

Parfois quelqu’un vient demander à ce que le volume soit réduit, vers minuit c’est ce qu’ont fait deux jeunes adolescents. Mais à Vaulx-en-Velin c’est toujours compliqué de se faire entendre d’autant plus lorsque les fauteurs de troubles sont ivres. Souvent la discussion s’envenime, les insultes pleuvent et question insultes le registre est fort complet. Parfois c’est beaucoup plus grave, on en vient rapidement à des actions violentes.

Dans ce cas de figure, le conducteur démarre volontairement alors qu’un adolescent se trouve devant le véhicule. Ce dernier se retrouve coincé sous la voiture pendant que le conducteur manœuvre pour s’enfuir.

Fort heureusement le voisinage a s'est manifesté. « Des adultes, témoins de la scène, arrivent à la rescousse et réussissent à immobiliser la voiture, puis à en extraire les deux occupants auxquels ils portent des coups avant l’arrivée de la police » peut-on lire dans le progrès. « Pris en charge par les pompiers, le jeune homme percuté par la voiture est dans un état grave. Ses jours ne sont pas en danger, mais il souffre de plusieurs fractures. Les occupants de la voiture, tous deux de nationalité tunisienne, ont été placés en garde à vue et doivent être présentés ce dimanche au parquet ».

Les élections municipales arrivent alors chacun va affuter ses arguments pour promettre au vaudais soit que tout va mieux dans le meilleur des mondes soit qu’il est possible de lutter contre les incivilités. Certes les effectifs de la police municipale ont augmenté, mais encore reste-t-il à montré que ce soit efficace, car faire la course autour d’un rond-point en retour de la fête de la musique c’est n’est peut être pas la meilleure des façons de se mettre en valeur.  

Pendant 5 ans, l’équipe d’Hélène Geoffroy a fait preuve d’immobilisme. C’est sur le terrain que les actions doivent être menées et non plus autour d’une table ou chacun se congratule en signant un protocole de je ne sais quoi. Quant à l’adjoint à la sécurité, nous sommes loin d’en avoir eu pour notre argent. Question discrétion c’est un des meilleurs.

Quand je vois le foutoir autour des écoles Grands Cléments et Langevin aux heures d’entrées et sorties de classes, une vraie jungle, je me dis que la municipalité n’a aucune volonté d’améliorer les situations.

Nous ne demandons qu’une chose, vivre en toute tranquillité. Ce n’est pas difficile à comprendre.

Les « On y travaille » de la municipalité commencent à lasser et d’ailleurs nous ne savons pas qui c’est on ?  Il ne faut pas oublier que maire et adjoints sont officiers de police judiciaire dans le ressort du territoire de leur commune. Il ne faut peut être pas hésiter à les appeler.

Thomas Petragallo