Grand banditisme

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Lundi 4 novembre 2019

 

Huit malfaiteurs âgés de 30 à 50 ans, majoritairement originaires de la communauté des gens du voyage et de quartiers sensibles de Lyon, Vaulx-en-Velin, de l'Isère et du Nord de la France, qui préparaient le braquage d'un transport de métaux précieux en Suisse, ont été interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi dans une forêt de Collonges (Ain), lors d'une vaste opération de police, relate Le Parisien. 

Très prudents, ils déjouaient les dispositifs de surveillance des forces de l'ordre depuis des semaines et ne communiquent qu'à l'aide de téléphones cryptés. C'est grâce à un élément d'enquête déterminant que les policiers français sont parvenus à les neutraliser avant qu'ils ne passent à l'action.

Les enquêteurs des brigades de recherches et d'intervention de la police judiciaire de Lyon (Rhône) et de Dijon ont été épaulés par les fonctionnaires du Raid.

 

Le coup de filet a eu lieu à sept heures du matin jeudi, alors que l'équipe de braqueurs s'était donné rendez-vous dans cette forêt avant de passer à l'action. Les huit individus ont été arrêtés sans avoir eu le temps d'opposer la moindre résistance, puis placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lyon pour « association de malfaiteurs ».

 

Cette arrestation s'inscrit dans un contexte particulièrement tendu du côté de la confédération. En trois ans, plusieurs équipes de malfaiteurs lyonnais se sont attaquées à une demi-douzaine de fourgons blindés avec des préjudices de l'ordre de 10 à 30 millions d'euros.

 

Les braqueurs Lyonnais profitent du fait que ces camionnettes circulent avec des sommes d'argent colossales, sont semi-blindés, roulent la nuit sur des parcours et des horaires de tournées, souvent invariables. Et surtout, les malfaiteurs français ont accès, en Suisse, à des sommes beaucoup plus importantes qu'en France.

 

Les forces de l'ordre ont mis la main sur plusieurs voitures, des fusils d'assaut Kalachnikov, des explosifs et des brouilleurs d'ondes, indique encore le journal.

Thomas Petragallo