Y a t-il vraiment une frontière entre incivilité et délinquance

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 Samedi 2 novembre 2013

 C’est toujours délicat d’aborder des faits qui ont des répercutions sur l’image de la ville. En tant que Vaudais, nous sommes sensibles à tout ce qui vient la ternir. Pour autant faut-il taire ce qui se passe ? C’est une véritable question. Nous avons fait le choix à MédiaVaulx d’informer les Vaudais car laisser entendre que tout va bien c’est masquer la réalité quotidienne de certaines personnes, de certains quartiers. Il y a peu, nous vous relations l’incendie volontaire de poussettes qui a endommagé l’allée complète d’un immeuble des Barges. Découvrant par là le quotidien des habitants et dénonçant la passivité municipale. Est-ce un acte que l’on qualifiera d’incivilité ou de délinquance. C’est difficile de faire la part des choses. A priori la grande différence entre incivilité et délinquance vient du fait que les actes d’incivilités ne seraient pas punis par loi alors que les actes de délinquances le seraient. Jeter un ticket à gratter par terre   relève de l’incivilité alors qu’un déchet déposé en voiture sur le bord d’une route donne droit à une contravention. Le déchet est certes plus gros, mais reste tout de   même un déchet. Il y a t-il vraiment une frontière entre incivilité et délinquance...pas certain, Incivilité et délinquance génèrent tous deux un sentiment d’insécurité.

 Si il est difficile pour un citoyen Vaudais lambda de se faire une idée réelle de la situation, les indicateurs que nous donne la préfecture sont une base mais ce ne sont que des chiffres. Son subconscient peut par contre être alimenté par une vision du quotidien et par certains actes qui marquent plus que d’autres. Les incivilités relatives à la circulation même si elles sont fréquentes et n’ont gères régressées depuis des années n’ont pas le même poids que la vision d’un véhicule incendié. Hors il se trouve que ces derniers mois, à travers la ville notre regard se porte régulièrement sur des épaves calcinés. Est-ce que les délits sont en recrudescence ou bien les épaves évacuées plus tardivement. Nous avons encore le souvenir des huit véhicules avenue Georges-Dimitrov, tout près du commissariat de Vaulx-en-Velin. Dernièrement c’est en entrée de Vaulx que pendant plus d’une semaine l’image de la ville a été ternie par la présence d’une épave.

Suivi par deux véhicules incendiés à la Grappinière le 23 octobre dans la soirée. Peut être dû à la manifestation d’habitants ayant signalé au maire des squats de jeunes.  

Dans ces conditions, ont peut toujours communiquer avec des chiffres mais lorsque le sol porte les traces indélébiles de tout ces actes et elles sont nombreuses les traces sont ils d’une réelle utilité.