Pourquoi je n’y crois pas.

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Dimanche 3 mars 2019

L’expérience, surtout politique m’a appris à être méfiant, très méfiant même face aux promesses et particulièrement lorsqu’une élection approche.

Je le dis sans ambages, pour que j’aie la certitude que le tramway arrive au centre-ville de Vaulx-en-Velin, j’attends de voir un document acté, avec délai, budget et trajet défini. On ne peut être plus clair. J’attends d’ailleurs 2020 pour voir si la ville sera bien équipée comme promit par la métropole de station Vélo’v.

Alors, lorsque la voix municipale et son porte-voix, (celui qui touchant les étincelles du pouvoir en tant qu’adjoint et conseiller métropolitain n’a qu’une seule pensée celle de le perdre et cela depuis 2014) rappel sur un de ses blogs que lors de ses vœux Hélène Geoffroy a pendant son intervention de 5 minutes 3 minutes à annoncer l'importance du... tramway sur Vaulx, nous dirons, mais pas la certitude que nous l’aurons en fonction pour le prochain mandat qu’elle souhaite bien diriger. Car si Hélène Geoffroy n’a pas encore fait part de son souhait de se représenter pour un prochain mandat il ne fait aucun doute sur ses intentions.

Et quand le président de la métropole principal financeur du Sytral qui est en train de préparer l’élection pour laquelle il est candidat comment mieux caresser le poil des vaudais qu’en insistant insiste sur le tramway à Vaulx-en-Velin. La ou certains estiment que cela annonce un engagement pour 2020 et une réalisation sur le prochain mandat je ne peux que m’interroger sur cette soudaine annonce.

Je m’interroge d’autant plus, et ce n’est pas une question de majorité ni d’opposition, mais de bon sens. En premier lieu la question a été posée à la présidente du Sytral lors de ses vœux et la principale intéressée qui devrait quant même être au courant des projets en cours a haussé les épaules.

Je m’interroge d’autant plus que revient toujours la question des pépettes. Eh oui, en dehors de toute considération de volonté et de possibilité pour lesquelles tout le monde s’accorde à trouver nécessaire ce projet reste la question du financement.

Entre 2016 et 2018, le Sytral a mené une étude de faisabilité pour la création d’une nouvelle ligne de métro entre le centre-ville de Lyon et la gare d’Alaï à Tassin-la-Demi-Lune.

Le travail se poursuit désormais autour des deux trajets les plus pertinents entre Lyon Presqu’île et la gare d’Alaï. Le premier de 6,6 km au départ d’Hôtel de Ville, le deuxième depuis Bellecour, avec un itinéraire de 6 km. La mise en service est annoncée pour 2030 avec une estimation de 60 000 trajets par jour en première année d’exploitation. Le coût du projet est estimé à 1,2 milliard d’euros et déjà vu le contexte 300 millions d’euros supplémentaires ne seraient pas superflus.

Une phase de concertation va démarrer en 2020 après l’élection des nouveaux conseillers métropolitains et doit définir le choix le plus pertinent. Mais peut-être que les futurs conseillers métropolitains stopperont ce projet pour reporter le financement disponible sur l’Est lyonnais et en particulier sur le tramway vaudais. Mais cette hypothétique pensée ne pourra se vérifier qu’après les élections passées.

Alors en attendant, la municipalité Hélène Geoffroy en tête va « rassurer » les vaudais sur l’arriver du tramway en centre-ville et au Mas pour le second mandat et l’opposition en souvenir des 50 ans de promesses va faire part de ses doutes.

Thomas Petragallo