Le métro E ira-t-il jusqu’à Lyon Part-Dieu ?

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Mardi 30 avril 2019

Pas de nouvelle du courrier envoyé la semaine dernière à la présidente du SYTRAL, mais rien d’anormal pour l’instant question délai. Par contre, la concertation concernant la ligne de Métro E touche à sa fin puisqu’elle s’achève le 6 mai. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les participants plébiscitent l’idée de voir le métro E prolonger sa ligne Alaï-Bellecour (ou Hôtel de Ville) vers la Part-Dieu. Si possible à l’est, côté Villette. Approche clairement défendue par le collectif "Pour que le métro E relie Alaï à Lyon Part-Dieu dès 2030".

Devant une telle adhésion difficile d’être, contre et la présidente du Sytral Fouziya Bouzerda a fait savoir qu'elle "plaiderait pour faire voter des études complémentaires pour un terminus Part-Dieu".

De leur côté, les Dupond et Dupont David Kimelfeld et Gérard Collomb ont trouvé que l’idée faisait « sens ».

Le premier qui considère que c’est une "excellente idée" apporte son soutien personnel à cette initiative. En ce moment David Kimelfeld qui milite pour sa propre réélection soutient tout. Bientôt il va remplacer Atlas pour soutenir le monde.

Gérard Collomb propose quant à lui de prolonger vers l’Est lyonnais « car le C3 est embolisé, et il faudra bien relier les quartiers nouveaux. Il faut penser déjà aux 20 ou 30 prochaines années  ». Gérard Collomb qui vise lui aussi la métropole est favorable au tramway vaudais, mais pas tout de suite ?

Et bien sûr, pas de réunion de concertation sans la question du financement du métro E (1,2 milliard minimum, sans le complément vers la Part-Dieu et du projet d’autoroute urbaine de l'anneau des sciences (3 milliards minimum).

Le président de la métropole comme le maire de Lyon ont maintenu leur position, favorable à un Anneau adapté aux nouvelles mobilités et pas en contradiction avec la ligne de métro E. En étalant le financement de la ligne E sur deux mandats il n’y aura pas à choisir entre les deux projets ?

Mais en finalité, la suite dépendra de la volonté politique de ceux qui remporteront les élections en 2020.

Thomas Petragallo