Les gilets bleus

Share

 

Lundi 3 juin 2019

Ce dimanche avait lieu l’annuelle convergence vélo. Une trentaine de convois se sont organisés dans la Métropole pour rallier la place Bellecour. À Vaulx-en-Velin nous étions une quinzaine de participants (le chiffre ne décolle pas d’année en année) à prendre le départ de l’hôtel de ville pour aller à la rencontre des villeurbannais afin de relier en groupe la place Bellecour. En début d’après-midi, l’ensemble des cyclistes s’est élancé dans un cortège commun à travers Lyon avec un passage dans le tunnel mode doux.

La date a été avancée cette année pour coller avec la fête du vélo qui a lieu du 1er au 10 juin.

À cet effet, la Métropole de Lyon, la Maison du vélo Lyon et leurs partenaires ont proposé des animations tout au long de la journée : des conseils pour entretenir et réparer son vélo ; des parcours de maniabilité en vélos cargos ! Du marquage Bicycode pour lutter contre le vol de vélo. Des animations sur le partage de la rue (clips vidéos, quiz…). Une Bourse aux vélos, pour vendre ou acheter un vélo d’occasion.

Cette année, ce sont entre 1 500 et 200 cyclistes qui se sont élancés de 24 communes de la Métropole de Lyon et des 9 arrondissements de la ville en direction de la place Bellecour. Beaucoup moins que les 3000 prévus par les organisateurs. Le week-end à rallonge de l’ascension ne doit pas être étranger à l’affaire. La ville à vélo dont l’emblème est le gilet bleu regroupe 1260 adhérents et 5200 sympathisants et a fait le choix d’être indépendant en refusant la subvention métropolitaine.

Le maire de Lyon a pris la parole pour souligner l’intérêt qu’il porte au vélo, suivi par le président de la métropole qui a fait part de sa pratique régulière de la petite reine. Décidément nos deux prétendants au poste de président de la métropole pour le futur mandat ne se lâchent pas d’une semelle.

Et dans la course que se livrent nos deux protagonistes, ce serait David Kimelfed l’actuel président de la métropole qui aurait « un temps d’avance ». En effet il vise rien de plus que l’investiture « En Marche » “Il a un positionnement plus social en tant que président de la métropole, mais il ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt des députés LREM qui sont avec lui. Lors des Européennes, il a fait acte d’adhésion à la liste Renaissance, il a distribué des tracts, parlé lors des meetings. Il a choisi de s’étiqueter En Marche, nous n’avons plus de raisons de discuter avec lui”, tranche le nouveau premier secrétaire fédéral du PS, Yann Crombecque.

Seulement cela ne va pas aussi simple pour des socialistes surfant depuis plusieurs mois sur l’ambigüité du rejet et de l’alliance « En marche » 

S’il venait à être investi par son parti, il réfléchit sérieusement à l’idée de faire une liste commune avec le PS à Villeurbanne et dans la circonscription de Vaulx-en-Velin. Dans les deux cas, il est prêt à laisser la tête de liste à ses anciens camarades : Jean-Paul Bret et Hélène Geoffroy.

Pas mal pour celle qui au lendemain de la débâcle vaudaise des socialistes prône le retour une alliance à gauche. Une banale analyse met plutôt en évidence que LREM penche plutôt à droite.

Je serais curieux de connaitre l’opinion des socialistes vaudais qui pour certains se réclament d’une gauche pure et dure. Mais dans certaines circonstances ils pourraient faire montre de facultés d’adaptation. Après tout Paris valait bien une messe pour Henry IV afin de conquérir son trône.

Thomas Petragallo