Toujours pas de nouvelles du tramway Vaudais.

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Mercredi 23 octobre 2019 

Toujours pas de réponse de la part de la présidente du Sytral. C’est peut-être normal FouziyaBouzerda a d’autres préoccupations. Sa candidature pour la mairie de Lyon requière toute l’attention de l’élue Modem qui a eu le flair de suivre Gérard Collomb. 

En attendant, les demandes en matière de transport en commun s’enchainent. Les élections municipales ouvrent des perspectives.

 

Hélène Geoffroy ne parle plus beaucoup du tramway. Lors de son lancement de campagne la semaine dernière il a surtout été question de sécurité. Quatre années d’inactivité dans ce domaine ont laissé des traces. Une majorité de Vaudais s’accorde à dire que c’est de pire en pire.

 

D’autant que le tracé proposé par la candidate pour l’implantation d’un tramway Vaudais à peu de sens. En effet le temps pour se rendre du centre-ville à Laurent Bonnevay n’offre pas beaucoup d’intérêt.

Pris sur le site salade lyonnaise 

Et les demandes abondent de la part des villes de la métropole. les maires de Rillieux (Alexandre Vincendet, LR), de Caluire (Philippe Cochet, LR) et Bernard Dupont, 1er adjoint de Sathonay candidat à la mairie, ont demandé cette semaine au Sytral d’inclure dans ses études un nouveau projet de métro : un prolongement de la ligne B depuis Charpennes, ou un prolongement de la C. Ils demandent aussi un parking relais d’ampleur en amont, du côté de l’A46. 

 

« Le futur Bus à haut niveau de service (BHNS)  ne solutionne pas tous les problèmes du Val de Saône, on va plutôt regarder passer les bus ! », regrette Philippe Cochet. Les arrêts ZI Perica et Sept Chemins ne sont pas suffisants pour un plateau très engorgé par les voitures matin et soir. D’où leur projet de voir prolongé le métro, via deux hypothèses :

 

La ligne B, depuis Charpennes, ligne qui passerait sous la voie verte car celle-ci est désormais sanctuarisée y compris dans le PLU-H. 

 

La seconde possibilité serait de prolonger le métro C depuis Cuire, « mais à terme. La technique à crémaillère arrive en fin de vie et il est envisageable que la technologie permettre prochainement de monter au plateau via un métro à roues », visualise déjà Philippe Cochet.

En fait, pour les élus du nord, la seconde solution, dans l’idéal, viendrait à la suite de la première. Certains arrêts envisagés passeraient par Sermenaz, Perica, place Foch, Montessuit, ou encore gare de Sathonay.

 

Pour avancer ces idées, les élus s’appuient sur des études du Sytral qui placent le nombre de passagers/jour de ces deux hypothèses à respectivement 70 000 et 40 000. « De quoi désenclaver un territoire ! », appuie Vincendet.

 

Reste qu’un tel projet, alors même que le métro E est déjà à l’étude, ce n’est pas une paille à financer.  Mais justement : les élus ont « toujours voté contre la baisse des moyens du Sytral  », et jugent donc qu’il est temps « de changer de braquet. Le métro E à 2030 ce n’est pas possible. Ce serait bien d’avoir enfin un métro d’avance  ». À la Métropole d’augmenter son apport, au Sytral d’investir davantage, quitte à s’endetter. 

 

Thomas Petragallo