Des têtes vont-elles tomber ?

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Jeudi 23 août 2018

Le simple aléa évoqué par Hélène Geoffroy s’est transformé en une grosse épine dans le pied. Les reproches faits par l’inspection du travail sont loin d’être anodins et traduisent une forme de laxisme dans la chaine de décision municipale. Pour les experts à ce niveau, c’est presque du jamais vu !

Cependant malgré la l’ordonnance de fermeture du chantier de l’école Beauverie, les travaux continuent.  Il est question de simples déménagements,  précise la ville, cependant, il est facile de voir qu’un certain nombre d’entreprises tous corps d’état étaient en action mardi et mercredi, sans doute pour aider au déménagement ?  

D’autres points restent en suspend, pour pouvoir entrer en service le bâtiment doit  recevoir l’aval de la commission de sécurité et d'accessibilité, mais la commission peut-elle agir sur un chantier fermé par décision de justice. Décision qui a été spécifiée s’il en est par un huissier qui s’est déplacé personnellement à la mairie.

Se pose également la question d’un nombre important de défauts constatés lors de la réception. Il est fait état de plusieurs centaines. De la retouche de peinture, mais également de points plus importants. Si le chantier est fermé, les reprises ne pourront être faites ? À moins qu’Hélène Geoffroy malgré son communiqué de presse décide de poursuivre coûte que coûte les travaux. Il faut dire que les pénalités sont à la charge des vaudais.

Dans son nouveau communiqué (C’est bien la première fois que la municipalité communique autant, d’habitude elle est plutôt taiseuse)  qui ne fait plus état de simple aléa, la maire précise qu’en lien avec l’inspection du travail et la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) « la ville met tout en œuvre pour régler les questions relatives à la sécurité de tous les ouvriers et corps de métiers intervenant sur le chantier » pourquoi ne l’a-t-elle pas fait lorsqu’en avril l’inspecteur du travail à fait part de ses premières remarques ?

Et Hélène Geoffroy de préciser  que "le respect de la législation en termes de sécurité au travail mérite en effet la vigilance de tous sur tous les chantiers » le mot « mérite » devrait être remplacé par « implique », car c’est une obligation qui semble avoir été « oublié » par la maitrise d’ouvrage (la municipalité) responsable en premier lieu du chantier.   

Il y a eu une grave série de manquements qui ont conduit l’inspection du travail à mener une action en référé pour se faire entendre.  Il ne faut pas oublier dans les récriminations de l’inspecteur du travail que 7 entreprises étaient présentes sur le chantier sans être déclarée sur les registres et non attributaire d’un lot. « Le maitre d’œuvre et les entreprises font ce qu’elles veulent », a-t-il souligné le lundi 13 août devant la juge du TGI, mais également devant le premier adjoint et un membre du cabinet.  

Apparemment le bruit commence à courir que les différents courriers (lettres recommandées)  de l’inspecteur du travail ne sont pas arrivés jusqu'à Hélène Geoffroy ce qui est étonnant quand on sait que tout passe par son cabinet. Elle n’en aurait pas eu connaissance !  Mais, peut être que ses fonctions annexes la pénalisent, il serait peut être bon vu tout ce qui se passe dans la ville qu’elle ne se cantonne qu’a son rôle de maire et soit plus présente.   À vouloir faire trop de choses ont en oublie l’essentiel.     

Dans l’opposition l’agitation commence à prendre le pas jusqu'à réclamer une commission d’enquête. Cela peut se comprendre, il est normal pour les élus, y compris ceux de l’exécutif qui tombent des nues,   d’avoir des éclaircissements de la part de madame la maire sur l’ensemble de dérives signalées par l’inspecteur du travail. À quel niveau cela a-t-il merdé ?  Et quelles seront les décisions prises pour que la situation ne se reproduise pas ?

« Une fois l’urgence traitée, il sera temps de trouver les responsabilités », précise-t-on au cabinet d’Hélène Geoffroy.  

Quid de l’élue chargée des travaux ? Il serait bien qu’elle s’exprime, car il s’agit de sa délégation et d’après nos informations elle suivait l’avancement des travaux avec inquiétude quant à la question du délai d’achèvement. Comment pouvait-elle ignorer la situation ? Comment est-il possible que personne ne l’ait prévenu ? En cas de manquement Hélène Geoffroy sera-t-elle capable de sanctionner son adjointe préférée, car les faits sont quand même plus graves en termes de confiance qu’un vote contre lors d’une délibération ?

Comment est-il possible que le directeur général des services n’ait pas été lui-même informé ? Il doit quand même faire de temps en temps le point avec ses N-1 qui tous sont des recrutements faits par la maire.

Quid du coordinateur mandaté par la ville pour suivre le chantier ? Va-t-il être le fameux fusible libérateur. Dans la présentation de la situation à la juge, l’inspecteur du travail a précisé que le coordinateur a alerté la municipalité dès le mois de février. Les questions sont nombreuses et nous comptons sur l'esprit de transparence qui anime Madame la Mairesse dans ces actions pour donner aux vaudais s les explications qui s'imposent.  

Heureusement qu’Hélène Geoffroy ne manque jamais une occasion de dire que tout est sous contrôle !