Un parking qui ne fait pas l'unanimité

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Mercredi 27 février 2019

Création de 41 places de stationnement dont deux places handicapées à l'intérieur du périmètre du stade Aubert. Personne n’avait entendu parler de ce projet, mais la semaine dernière les habitants du secteur étaient conviés à sa présentation. En finalité peu de personnes se sont déplacées. Si l’on retire les quatre élus présents avec trois personnes des services de la ville, et quatre membres du conseil de quartier qui connaissaient le dossier, seulement quatre habitants ont fait le déplacement pour venir écouter avec attention la présentation.

La première question qui est venue sur le tapis est : qui est l’origine de la demande de parking ? Et à cette question la réponse n’est pas venue. Il semble que ce soit une décision unilatérale de la municipalité.

Ce qui a amené les membres du conseil de quartier à réagir avec quelques montées d’adrénaline, car quelques semaines plus tôt, le conseil de quartier, auquel le projet a été présenté, avait émis un avis négatif et cela pour plusieurs motifs:

Aucune étude préalable ni réflexion n'a été menée en amont. Le projet est apparu un jour, tout ficelé sans explication outre mesure, car il viendrait en cas de réalisation priver les habitants du quartier d’un espace de liberté.

Le conseil de quartier a demandé qu'avant de dépenser 70.000 euros (le montant estimé des travaux, mais avec les dépassements c'est plutôt de 100.000 euros dont il faudrait parler), il serait utile de flécher l'actuel parking fait il y a 5-6 ans entre la mairie annexe et l'école Croizat. Ce parking est souvent vide, en particulier les soirs de matchs, et il serait bon de mettre 3 panneaux à proximité de l'entrée officielle du stade pour indiquer son existence. Après étude des résultats de ce dispositif et en pénalisant le stationnement sauvage il serait peut-être intéressant de mesurer s’il est utile de dépenser quelque 70.000 euros.

Les conditions d'ouverture de ce parking ne sont pas très claires. Ouverture réglementée en fonction des besoins ?

Mais il apparaît que ce qui a surtout énervé les membres du conseil de quartier présents, c'est la demande de Monsieur Binet, arguant que la trop faible participation à la réunion qui a vu le vote négatif du conseil nécessite un nouveau vote. Donc si à chaque fois que l’on considère que le nombre de votants n’est pas suffisant et que le résultat du vote ne convient pas, on revote. Voilà un nouveau modèle de démocratie qui mériterait d’être inscrit au grand débat national et avec 80% d’abstention en général lors des élections vaudaises pourquoi ne pas revoter en fonction du résultat.

Voilà une affaire à suivre.

Thomas Petragallo