Encore une histoire de permis de construire.

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Vendredi 1er mars 2019

« Le PLU-H va dans le sens de ce que nous avons apporté politiquement. Il faut des projets qui s’insèrent dans le tissus urbain, Un urbanisme apaisé ». Voilà les propos tenus par l’adjoint socialiste à l’urbanisme et conseiller métropolitain Stéphane Gomez il y a quelques jours suite à un problème de permis de construire.

Pour les questions de l’intégration dans le tissu urbain et de l’urbanisme apaisé il va falloir convaincre les habitant de l’impasse la Thibaude. Huit maisons sur un espace de 1530 M2,  soit un peu plus de 180 M2 par habitation (garage et espace vert inclus). De quoi alimenter la crainte des riverains. D’une part, question intégration dans le tissu urbain et urbanisme apaisé ce projet n’est quand pas la panacée. Il est difficile de lui trouver des points positifs et je comprends la crainte des riverains qui se posent des questions.  

« On étouffe, maintenant ça suffit ! Huit maisons de plus et les voitures qui vont avec, comment on va faire dans l’impasse déjà saturée alors qu’il n’y a pas de retournement possible ? ».

 

 

Et oui, le stationnement et la circulation sont le premier problème inhérent à ce type de projet. La ville valide le permis, le promoteur construit puis tout le monde se lave les mains et les nuisances sont pour les riverains.  

Ceux-ci souhaitent que la ville fasse baisser la densité des constructions et surtout détourne ailleurs la future circulation, sans impacter la ruelle.

« Nous avons envoyé une lettre recommandée à la mairie et au promoteur sans autre réponse qu’un accusé de réception non daté, non signé, on n’y comprend rien !

Une lettres recommandées qui se serait perdue dans les services concernés?   

La surface minimum pour construire ne fait l’objet d’aucune réglementation nationale. Ce sont les communes qui l’établissent et elle peut être de 100 comme de 800 m². C’est le PLU-H validé par la municipalité qui fournit ces indications, mais aussi le COS (coefficient d’occupation des sols) qui établit la surface maximale de construction.

Et les constructions multiples sur de petites surfaces de terrains sont fréquentes à Vaulx-en-Velin et parfois un promoteur fait l’acquisition d’une propriété uniquement pour pouvoir profiter du terrain pour construire massivement. Profit maximum. Un projet similaire se prépare rue du Rhône dans quelques mois.  

Il y a une question de choix politique lorsqu’on valide un PLU-H qui peut autoriser autant de constructions sur si peu de terrain.

Dans l’ouest Lyonnais, il y a une dizaine d’année, il fallait un minimum de 1500 m2 pour construire. Aujourd’hui la surface a été revue à 700 m2 soit deux constructions là ou à Vaulx-en-Velin la municipalité en autorise huit.

En se projetant, densifier veut dire plus d’habitants et qui dit plus d’habitants veut dire besoins en équipement donc écoles. Quand on voit la difficulté de construire de nouveaux groupes scolaires, cela peut rapidement devenir un casse-tête. D’autant que le type de projet dont il est question attire de jeunes couples avec enfants.

Le second point qui est aussi un choix politique de mixité sociale. Lors de la présentation du dernier budget, il est apparu que la progression des recettes des taxes locales n’est due qu’à la hausse des bases.  Ce qui veut dire que la venue de nouveaux habitants ne fait pas progresser les recettes. C’est aussi un choix politique. 

Thomas Petragallo