Socialiste ou En Marche ?

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Samedi 29 juin 2019

Stéphane Gomez, l’élu en marche de Vaulx-en-Velin. Voilà comment ses collègues communistes de la métropole voient sa dénomination politique. Se trompent-ils ? Par forcement. Hélène Geoffroy drague du côté d’En Marche, elle ferait parti des maires « compatibles » ce qui ne lui déplairait pas qui aurait la bénédiction de la commission électorale En Marche. Ce sera donc difficile pour elles et ses acolytes de se présenter sous une étiquette socialiste. Ce sera surement un rassemblement du peuple autour d’un projet, mais qui cachera en réalité une perte d’identité politique. Ce qui démontre une nouvelle fois que conserver le pouvoir passe avant les convictions.

Il en aura donc fait du chemin notre élu Stéphane Gomez, passant de président des droits de l’homme pour la région Rhône Alpes à sympathisant de la politique En Marche. Emmanuel Macron n’étant ni plus ni moins que le sosie d’Alain Jupé avec des cheveux en plus. Quelle belle transition pour un ex-militant de gauche.

Il va donc pouvoir approuver la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites qui sont des avancées sociales mode Thatcher et non suivant un modèle social tel que le président nous l’avait vendu.

Pierre Alain Millet, son collègue métropolitain ne se trompe pas en classifiant notre élu Vaudais.    

Je connais personnellement Pierre Alain Millet, PAM pour les intimes. C’est du COCO pur jus. Ni de gauche ni de droite, mais COCO jusqu’au bout des ongles. Pour quelle raison s’en est-il pris à notre élu vaudais.

Et bien lors de la séance du conseil métropolitain du 24 juin dernier, Stéphane Gomez a laissé entendre que rien n’a été fait avant 2014 en termes de rénovation urbaine. Et PAM de rappeler que Vaulx-en-Velin a été a plusieurs reprises cité en exemple dans le cadre des rénovations urbaines. Et qu’en l’occurrence son ancien maire Maurice Charrier était également vice-président du grand Lyon en charge de la rénovation urbaine.

Et de rappeler en outre la restructuration du centre-ville (ce n’est peut-être pas une réussite),  que tous les projets réalisés avant 2014 et après à Vaulx-en-Velin sont réalisés dans un partenariat étroit avec la métropole, dont c’est la compétence.

J’irai plus loin, René Beauverie dont on a donné le nom à une école inaugurée en grande pompe très récemment fut adjoint à l’urbanisme. Nous devons au socialiste Réné Beauverie quelques belles réalisations dont les vaudais se seraient bien passés, mais également l’acceptation avec les camarades Armand Menzikian, Muriel Lecerf et Hélène Geoffroy  des choix de l’exécutif d’alors ou ces derniers étaient partie prenante.  Il ne faut pas oublier le passé ou le triturer à sa sauce.   

Il ne faut pas oublier que les conditions ont quelque peu changé. Il aura fallu attendre 2010 pour que la dynamique revienne sur notre ville en termes d’immobilier. Les besoins en logements et le faible coût du foncier vaudais a attiré des promoteurs qui jusqu’alors boudaient notre ville. Du côté du Sud le carré de soie était en effervescence ce dont a profité la ville de Vaulx-en-Velin toujours dû à l’intérêt des promoteurs privés sur notre commune, car sans eux difficile d’avancer. Mais un jour il faudra se pencher sur ce qui est fait du côté de Villeurbanne pour faire un comparatif.   

Dans quelques jours nous aurons droit à un exercice de communication du côté du Mas du Taureau avec la venue de David Kimelfeld qui décidément n’a jamais été aussi présent à Vaulx-en-Velin depuis qu’il est candidat à la Présidence de la Métropole.

Thomas Petragallo