Inauguration du nouveau Planétarium.

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Inauguration du planétarium en grandes pompes mardi dernier. Bon d’accord, le Préfet s’est fait excusé. Le Sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon et bientôt Président de la Métropole Lyonnaise s’est fait représenté par Maurice Charrier tout content de venir faire un discours en terre Vaudaise d’autant plus que, campagne électorale oblige, c’est toujours un plus. Le Président du Conseil Régional qui initialement devait être présent s’est également fait représenté ainsi que la Présidente du Conseil Général du Rhône par un de ses Vices Président en l’occurrence, le Maire UMP de Meyzieu.

Quelle est la raison de cette désaffection massive de nos chers représentants élus? Les réponses à cette question ne sont pas évidentes. Est-ce un déplacement en banlieue Est de Lyon qui posait un problème, le buffet qui ne devait pas être à la hauteur de leur attente, le cumul de mandats divers et variés qui nécessite de faire des choix ou bien le soutien visible de candidats pour les municipales? Nous n’aurons sans doute jamais d’explication et cela nous laisse dans l’amertume d’une reconnaissance qui aurait pu, d’autant plus, être marquée par la présence de nos sommités régionales.

Néanmoins, cette inauguration du nouveau planétarium fût pour nombre de Vaudais l’occasion de découvrir ce lieu souvent décrié lors des débats municipaux. Décrié non pas pour sa qualité architecturale ou son caractère culturel mais pour une question de budget de fonctionnement que les finances de la ville auront du mal à assumer. Il faut reconnaitre que c’est un bel outil, qui valorise la science et sera à l’origine de nombreuses vocations. Nous ne manquerons pas dans un prochain article de faire une présentation plus complète de ce planétarium.

Le planétarium bénéficie du double parrainage de l’astrophysicienne Hélène Courtois et du spationaute Michel Tognini qui ont pris la parole à tour de rôle pour nous faire partager leurs émotions et le bonheur qu’ils ont trouvé dans l’exercice de leur métier. Les politiques ce sont ensuite relayés avec des discours de politique étayés parfois par de belles citations. On peut notamment retenir dans l’intervention du vice président UMP du conseil général Michel Forissier son bonheur incommensurable concernant le musée des confluences, à l’architecture audacieuse qui sera l’âme de la confluence de nos deux fleuves et dont le coût, qui a pratiquement triplé par rapport au budget initial,  se reflètera bien vite sur nos feuilles d’imposition.   « Le coût du musée était estimé à 60 millions d'euros en 2001, alors que le Conseil général du Rhône, a provisionné en 2009 175,1 millions d'euros pour l'achèvement du projet , puis en 2012, 267 millions d'euros pour l'achèvement du projet ». Sans compter que si les habitants de la futur ZAC du Mas n’auront pas de Tramway avant 2035, les visiteurs du musée des confluences n’auront pas ce problème. Tout est une question de priorité.

Bernard Genin a conclu cette soirée inaugurale et cette fois il a lu le discours qu’il avait préparé avec pour conclusion un appel aux dons à l’intention des différents institutionnels présents dans la salle. Un peu de sous est toujours appréciable pour soulager le budget de la ville du coût de fonctionnement du planétarium et éviter les probables hausses d’impôts. Même si pour l'instant les trois derniers mois sont plutôt conformes aux prévisions concernant la fréquentation, il faudra quand même attendre une plus longue période pour tirer de véritables conclusions.