Des quartiers sensibles aux quartiers des pauvres.

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Jeudi 19 juin 2014

La nouvelle ministre de la Ville, la lyonnaise Najat Vallaud-Belkacem a présenté ce mardi 17 juin la nouvelle carte des quartiers prioritaires. Et oui, à chaque ministre une nouvelle définition des engagements en faveur des quartiers défavorisés. Annoncé par son prédécesseur François Lamy qui est tombé dans l’oubli depuis et retardé pour cause d’élections à répétition, c’est le seul critère de la pauvreté qui est maintenant retenu pour aider financièrement les quartiers qui seront considérés comme prioritaires pour bénéficier des aides de l’état. Avec ce nouveau critère qui défini un zonage de la manière suivante : division du territoire en carreaux de 200 mètres par 200 mètres (méthode du carroyage utilisée par l'Insee). Les «carreaux» - ou quartiers - dans lesquels plus de la moitié des habitants vivent avec moins de 11.250 euros de revenus annuels, un seuil qui correspond à 60% du revenu médian national qui est de 18.750 euros, constituent les nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville. Et ce, qu'ils soient situés en zone urbaine ou en zone rurale. En fonction de ses calculs, l’état va concentrer ses efforts sur 1300 quartiers dans 700 communes au lieu de 2500 auparavant dans 900 communes. Est à dire qu’il y aura plus d’argent pour les quartiers retenus ou une économie prévisible pour les finances de l’état. C’est notre coté vénal qui nous conduit à la vision financière sans laquelle rien n’est possible pour accélérer leur développement.   L’avenir nous le dira. Bien sur, ce découpage est un premier Jet, en fonction de l’immanquable lobbying il est à parier que de nouveaux quartiers intégreront le dispositif.  

Adieu donc les anciens dispositifs mise en œuvre depuis 1981 et la politique de la ville ? vives les nouveaux contrats de villes qui vont être passés avec en filagramme la création de 15 000 emplois d'avenir, des renforts dans les agences Pôle Emploi ou encore la création de nouvelles places en crèches bienvenues dans notre ville qui (heureusement ou malheureusement car cela signifie grandes difficultés) reste dans le dispositif. Ces contrats devront être élaborés dans le discours avec les préfets et les acteurs publics, mais peu être pas dans la réalité.

Voici l’évolution concernant le Rhône, on notera l'entrée dans ce plan de Belleville mais la sortie de Limas, Caluire-et-Cuire, Ecully , Feyzin, Fontaines-sur-Saône, Grigny, Irigny, La Mulatière, Mions et Vernaison. Les communs restants dans ce dispositif sont Villefranche-sur-Saône, Gleizé, Brignais, Tarare, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Lyon, Givors, Neuville-sur-Saône, Oullins, Saint-Fons, Saint-Priest, Bron, Décines-Charpieu, Vénissieux, Saint-Genis-Laval, Meyzieu, Pierre-Bénite.

Dans un contexte ou le Grand Lyon par la voix de son président et de son vice président chargé des finances annonce que les investissements seront réduits dans les communes car il faut rechercher des économies "sur le Grand Lyon, on passera de 450 millions d'investissements à 250 millions sur ce nouveau mandat" Quelle sera en finalité la politique pour notre ville. Nous risquons d’avoir quelques surprises et pas forcement bonnes.