Un relais téléphonique sous haute tension

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Lundi 7 juillet 2014

Vendredi 4 juillet 2014 avait lieu, sous l’égide de l’adjoint de quartier du village, une rencontre entre les habitants et l’opérateur de téléphonie Free au sujet de l’implantation en cours d’une antenne relais au lieu-dit « le Gas » au bord de la zone maraîchère. Cette antenne (et son pylône de 25 mètres de haut) font couler beaucoup d’encre. Ce projet dont le permis de construire a été accordé sous l’ancienne municipalité avait été découvert par hasard sans qu’aucun habitant n’en soit informé.

Après une première présentation par l’ANFR (Agence nationale des Fréquences des missions de planification, de gestion de l’implantation des émetteurs, de contrôle et enfin de délivrance de certaines autorisations et certificats radio www.anfr.fr) de l’état de l’art en ce qui concerne les antennes relais, des risques et diverses informations pratiques, notamment le fait que toute personne peut demander par l’intermédiaire de la mairie des mesures et que sur le site de l’agence il est possible de localiser toutes les implantations d’antennes relais, c’est l’équipe de Free qui sans jeu de mots a pris le relais.

Mais rapidement c’est l’exaspération des habitants contre ce projet situé à quelques dizaines de mètres des premières habitations qui a pris le pas sur sa présentation.  La première interrogation faite par les habitants concerne la proposition de Free à un propriétaire terrien  pour une localisation de l'installation restée sans suite car apparemment quelqu’un d’autre se serait rapidement manifesté pour une proposition peut-être plus avantageuse et dans des conditions que les personnes de la société Free n’ont pu éclairer.

Cette personne, bien qu’invitée à la rencontre, n’a pas souhaité venir donner quelques explications. Ce revirement de situation  laisse planer un doute sur le fait que pour des raisons techniques l’antenne ne peut être déplacée du lieu actuel. Les dangers relatifs aux antennes ont également été évoqué, ainsi que la perte financière potentiellement induite par une vue sur un pylône.

Mais l’incompréhension la plus latente concerne le fait que les terrains limitrophes étant en zone classée inondable ne leur autorisant pas la construction du moindre mur et encore moins d’une piscine. La réglementation en la matière refuse toute construction sauf apparemment celles de prisons et des pylônes à usage de téléphonie.

Les modifications risquent donc d’être à la marge et le projet acté, ce que ne peut que constater Stéphane Bertin l’adjoint de quartier mis lui-même devant le fait accompli ; il prit cet exemple précis actant que les méthodes préconisées par l’ancienne municipalité vont évoluer avec en corolaire une information et une concertation avec les habitants le plus en amont possible de chaque projet ayant des implications les concernant. Ce sont sept antennes qui doivent être installées par Free en tout sur la commune pour que cet opérateur réalise son maillage de la commune. Pour Stéphane Bertin, ce travail aurait du être fait de manière globale en limitant au maximum les contraintes. Il semble que tout ce qui peut être fait aujourd’hui, se limite à intégration du pylône dans le paysage afin d’en limiter les effets visuels. SI les habitants avaient été consultés et écoutés il est sûr que ce pylône qui va défigurer la zone maraichère ne serait même pas dans les cartons…..