J’avoue que je ne comprends pas.

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Lundi 21 janvier 2019

Comment faire pour que sur certains sujets le changement soit conduit avec une conclusion positive ?

Un colloque sur le racisme, l’antisémitisme et les discriminations y compris avec la participation d’un ancien président de la République qui ambitionne un retour à la politique n’apportera des réponses que si les éléments d’appréciations sont mesurables. La mise en place d’un plan de lutte avec un budget conséquent ne peut prouver son efficacité que par des données chiffrées et des comparatifs avec des villes ayant des caractéristiques communes à la nôtre.

Dans d’autres domaines, les résultats peuvent être plus concrets, car visibles.

En matière d’environnement et de développement durable, la municipalité a créé sur le papier voilà plus d’un mois une commission qui pour l’instant ne s’est toujours pas réunie. Le plus difficile n’est pas de créer la commission, mais lui donner du sens, la cadrer et l’encadrer. Et c’est là où l’on se rend compte que le travail fait pour le PCET n’a pas servi à grand-chose. J’avais souligné dans un article consacré sur le sujet, qu’un volet interne c’est bien, mais ce qui a un intérêt fondamental dans une ville comme la nôtre, c’est un volet externe. Parce que nous partons de loin et que le chemin à parcourir sera long. Il s’agit donc en priorité d’impliquer les habitants pour créer une onde de choc.

Il ne faut pas que la démarche environnementale soit instrumentalisée dans un but électoral, la municipalité s’étend rendue compte qu’après l’annonce du PCET en conseil municipal la communication ne peut aller plus loin.  

En matière de propreté, la municipalité a lancé il y a quelques semaines une campagne d’affichage en 4X3 ainsi qu’une communication sur les médias municipaux (journal municipal, site internet).

J’ai envie que ces deux actions portent leurs fruits. L’environnement et la propreté sont l’affaire de tous, mais comment convaincre ? Seul c’est difficile, jouer au petit colibri peut satisfaire sa conscience pour peu que l’on en possède une, mais une démarche collective soutenue par la collectivité à plus de chance d’aboutir.

À entendre les élus concernés, tout va bien. Parfois certains pour se rassurer ou se justifier prononcent la phrase bien connue « le temps administratif n’est pas en adéquation avec les exigences des habitants » oui, mais 5 ans quand même…et un problème connu et récurent....Nous pouvons revendiquer quelques exigences.

Lorsque la municipalité a fait son bilan de mi-mandat, il y a déjà quelques mois maintenant (le temps passe vite), Yvan Margue l’adjoint à la santé a eu le courage de dire que la politique municipale est un échec dans ces domaines, notamment la propreté. En précisant avec honnêteté que la situation est même pire qu’avant devant les élus présents.

Devant cet exemple et ce n’est pas un cas unique, j’avoue avoir du mal à comprendre pourquoi personne ne réagit à commencer par les habitants des lieux où les élus qui habitent à proximité. Qu’est-ce qui fait que des habitants ne sont pas regardants sur leur environnement ? Est-ce que quelque chose les décourage ?

La rue marguerite Yourcenar est devenue depuis au moins 2 ans compétence métropolitaine. Cela fait plus de 15 jours que le lieu est dans cet état. C’est autant de questions que je me pose et j’avoue ne pas comprendre.

Thomas Petragallo