Avoir du courage en politique

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Dimanche 10 juin 2018

Quand on s’engage en politique, c’est en principe pour défendre des convictions. Il semble cependant que ce soit de moins en moins le cas, bien souvent des considérations d’un autre ordre passent avant l’attachement à certaines valeurs.

Le courage, ce n’est pas se réfugier derrière un paravent, ce n’est pas attendre qu’un autre le fasse, mais affirmer ce l’on croit être juste pour l’intérêt général et non pas pour un intérêt partisan ou personnel.

Le courage c’est ne pas se réfugier dans une obéissance de complaisance. L’histoire est là pour démontrer que des actes se perpétuent parce que l’on accepte d’y contribuer. La première des libertés c’est de ne pas se mettre de chaine.

Pour voir un acte de courage, regarder la vidéo ci-dessous

 http://sciencepost.fr/2018/06/borneo-les-images-tristes-dun-orang-outan-faisant-face-au-bulldozer-qui-detruit-sa-foret/   

À Bornéo la déforestation à outrance se poursuit à un rythme effréné pour produire de l’huile de palme en autre. Les voitures et camions roulant au diesel ont consommé en 2015 quelque 46% du total des importations européennes de cette huile dont la production ravage les forêts tropicales.

Une grève est lancée par les agriculteurs de la FNSEA pour dénoncer les «contradictions» du gouvernement. Ce dernier exige en effet de ses agriculteurs des normes qu'il n'impose pas aux produits agricoles importés, et notamment l'huile de palme. Récemment, l‘État a autorisé Total à exploiter une bioraffinerie à La Mède, fonctionnant à l'huile de palme, importée d'Asie.

Comme douze autres raffineries, le site de Feyzin sera bloqué par les agriculteurs de la FNSEA (ce dimanche soir et pour une durée indéterminée).

S’il avait du courage et des convictions écologiques, Nicolas Hulot démissionnerait pour retrouver une liberté de parole et d’action. À travers la loi « Élan », le socle environnemental se dégrade et le ministre est aux abonnés absents. Il faut croire la fonction est plus important que les convictions.

Et en se maintenant, on en devient stupide comme l’est le questionnaire présent sur le site du ministère.

À la question « Le déclin des insectes volants (y compris les abeilles) et des oiseaux sont symboles de crise de la biodiversité. Qu’en pensez-vous et comment proposeriez d’agir face à ce constat ? ».

Réponse en ligne d’un citoyen : « Que le ministère joue son rôle en interdisant directement le Roundup ».

Nous en savons un peu plus sur l’objet de l’appel d’un élu de la majorité à un élu de l’opposition. Apparemment plusieurs élus de la majorité sont mécontents du flop de la banale des cultures urbaines. Ils étaient opposés à ce projet et finalement quand on voit le résultat ils avaient raison. Mais tout ce beau monde dira que c’est bien.

TP