Comprendre quelque chose à la politique.

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Mardi 18 septembre 2018

Si les grandes manœuvres ne sont pas encore lancées, chacun commence à affuter ses armes avec en ligne de mire les élections municipales de 2020.

"Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave, je serai candidat à Lyon".C'est par cette phrase sibylline que Gérard Collomb a officialisé ce dont tout le monde se doutait ce mardi matin.

 

Le ministre de l'Intérieur envisagerait de quitter le gouvernement après les élections européennes. "Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des Européennes" en juin 2019, a ajouté le ministre âgé de 71 ans.

 

Gérard Collomb laisse encore planer le doute sur la distribution des rôles en 2020 entre la Ville et la Métropole de Lyon ces derniers temps, il semblait toutefois se diriger vers la Métropole pour laisser la mairie à un proche, certains diront sa femme Caroline Collomb.

 

Et les commentaires n’ont pas tardé à fuser, à commencer par un communiqué de Yann Crombecque  premier secrétaire fédéral du Rhône

« Réaction de Yann Crombecque aux déclarations de Gérard Collomb

Aucune surprise dans les propos de Gérard Collomb qui annonce sa volonté de briguer la mairie de Lyon et/ou la Présidence de la Métropole lors des élections de 2020.

Gérard Collomb laisse à penser, dans ses méthodes et dans ses affirmations, que la ville et la Métropole seraient destinées à ne pouvoir se passer de sa personne. Mais la Métropole et Lyon ne sont pas des fiefs dont le seigneur pourrait décider du devenir selon ses humeurs.

 Gérard Collomb enfermé dans son ministère et dans la macronie a tourné et tourne le dos aux valeurs humanistes et progressistes. Les critiques vis-à-vis de ses propos sur les migrants, l'expression d'un "politiquement correct"... Rien à envier à un Laurent WAUQUIEZ partisan d'un pseudo "parler vrai".

 

 Gérard Collomb démontre, s'il en était besoin, que sa vision du monde n'est plus en capacité de rassembler les formations et citoyens humanistes et progressistes.

Sur bien des points, Gérard Collomb tourne le dos aux politiques conduites, et soutenues par les socialistes, à la Métropole comme les solutions d'accueil pour les mineurs isolés. Désormais, sans rejeter le passé, mais en s'inscrivant clairement dans le futur, on ne voit pas la "plus-value" que Gérard Collomb apporterait demain à Lyon ou à la Métropole. Gérard Collomb ne représente pas les éléments permettant de préparer l'adaptation des territoires aux aspirations concrètes de nos concitoyens. Il représente une solution du passé et non pour l'avenir.

Quant au PS, dès le mois d'octobre, les socialistes travailleront à un projet conforme à leurs valeurs pour 2020 capable d'aller vers plus de démocratie, de solidarités, de culture, d'écologie pour le bien-être de tous les citoyens. La fête de la Rose du 6 octobre sera le lancement de cette dynamique de réflexion. Et nous comptons travailler avec toutes les forces politiques, citoyennes et les personnes partageant la même vision du monde et les mêmes objectifs. »

En lisant cette déclaration, nous pourrions conclure que les socialistes du Rhône ne sont pas du tout sur la ligne Collomb et donc difficile d’imaginer une alliance avec quelqu’un, dont la « vision du monde n'est plus en capacité de rassembler les formations et citoyens humanistes et progressistes ».

 

Voila qui semble être un discours des plus clairs.

 

Dans les organes dirigeants du parti socialiste du Rhône, nous trouvons quelques têtes plus ou moins connues parmi les élus vaudais.

 

Au niveau du conseil fédéral, organe qui définit les orientations politiques de la fédération, nous trouvons donc en tant que Co président Stéphane Gomez, et membres Antoinette Atto, Régis Duvert, Nadia Lakehal, David Tounkara ainsi qu’Hélène Geoffroy membre de droit par sa fonction de Maire.  Muriel Lecerf, secrétaire de section de Vaulx-en-Velin a souhaité siéger à la Commission fédérale des conflits plutôt qu’au Conseil fédéral. Nous également quelques socialistes vaudais non élus.

 

Et nos Vaudais sont très actifs puisqu’on les retrouve au sein du secrétariat fédéral autour de Yann CROMBECQUE. Le Secrétariat fédéral assure l’animation au quotidien de la Fédération et organise le travail militant de la Fédération. Ses membres sont  issus du Conseil fédéral et désignés par le Premier secrétaire fédéral, ils prennent notamment en charge l’animation d’une délégation.

 

Antoinette ATTO : Démocratie citoyenne/ Libertés/ Justice / Institutions

 

Nadia LAKEHAL : Ecologie / transition énergétique / Développement durable

 

Stéphane GOMEZ en tant que co-président du CF

 

Tout cela pour dire que nos élus vaudais devraient être en phase avec les propos du secrétaire fédéral et pour le moins avoir participé à la rédaction du communiqué et assumer leur position.

 

Pourtant le dernier magasine  Lyon Capitale il est fait état de possibles rapprochements. « Dans l’Est lyonnais, la ceinture socialiste qui entoure Lyon a été éparpillée et rend incontournable une bonne entente avec Gérard Collomb. Ainsi Hélène Geoffroy  la maire de Vaulx-en-Velin,  membre de la nouvelle direction nationale du PS …ne suis pas une stratégie de tension avec Collomb »  

 

« Hélène Geoffroy témoigne qu’un conflit avec Gérard Collomb pénaliserait sa commune….En 2020 pour conserver la ville face aux insoumis elle n’aura pas un autre choix que trouver un terrain d’entente avec En Marche observe navré un cadre de la fédération PS du Rhône». Et nos élus vaudais si remontés contre Gérard Collomb vont-ils suivre Hélène Geoffroy ou assumer leur position ?  À votre avis ?