Fête de l’Humanité

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Samedi 23 février 2019

 

Comme chaque année la fête de l’humanité Rhône se déroulera au Centre Culturel Communal Charlie Chaplin ce samedi 23 février de 12H à 23h30.

Au chapitre outre une programmation artistique, musicale, exposition, c’est un moment de rencontre avec divers acteurs de la société (collectivité, associations, entreprises, syndicats), mais aussi, grand débat national oblige d’échange sur les diverses questions que se posent les Français. IL y aura une présence de gilets jaunes, déclencheurs du mouvement populaire qui interroge la France depuis 3 mois.

 

La fête de l’humanité de cette année est également un appel à sauver le journal fondé par Jean-Jaurès en 1904. Ce quotidien comme nombre de journaux fait régulièrement face à des difficultés financières. Il avait été contraint de vendre en 2008 son siège à Saint-Denis conçu par le célèbre architecte Oscar Niemeyer.

Le mois dernier, le quotidien communiste avait été contraint de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny, où une audience s’était déroulée le 30 janvier pour examiner sa situation.

Finalement à l’issue de l’audience le journal communiste a été placé "sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny".

Dans le cadre de cette procédure de redressement, qui s’accompagne d’une période d’observation de six mois, le tribunal a désigné deux administrateurs judiciaires, et une nouvelle audience est prévue le 27 mars.

Tiré à près de 50 000 exemplaires, le quotidien a vu ses ventes chuter en France de 6% en 2017-2018, à 32 700 exemplaires en moyenne. Cependant, son nombre d’abonnés a progressé l’an dernier et les ventes en kiosque ont augmenté en novembre et décembre.

Après l’annonce de sa cessation de paiement, le journal a lancé un appel à la mobilisation de ses lecteurs pour l’aider à collecter des fonds. 

La presse papier est un vecteur de communication qui tend à perdre de l’audience, pourtant elle est indispensable dans une démocratie. Il faut la soutenir.

La fête de l’humanité vaudaise est donc une occasion supplémentaire de débattre sur tous les sujets qui préoccupent les Français et les Vaudais et ils sont nombreux ces sujets.

D’ailleurs, jeudi dernier comme nous l’avions annoncé, La MJC et le centre social du grand Vire participaient au grand débat national. Ces deux associations sont coutumières du fait puisque l’année dernière à l’occasion du tour de France de l’égalité, contre le racisme, les discriminations et le sexisme un débat était organisé.

A cette occasion, tout comme lors du débat de jeudi, la question de la laïcité est venue sur le tapis. Il est vrai que c’est un sujet de société important et plus particulièrement dans une ville comme Vaulx-en-Velin.

L’année dernière était soulevé le fait que la loi de 1905 sur la laïcité est appliquée à géométrie variable posant le lièvre du vivre ensemble et de la cohésion sociale. Jeudi à la MJC deux questions principales sont posées. La suppression de la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes religieux ostentatoires dans les écoles donc la question du voile et sur la création d’un enseignement des religions à l’école.

Je pense que le président de la République qui se dit très soucieux de garantir la laïcité n’a pour l’instant jamais vraiment donné sa vision de la laïcité alors que les positions ont tendance à se radicaliser.

Dans le domaine de l’environnement et de la transition énergétique les échanges sont toujours passionnés et les idées fusses : consignes par la Ville pour les bouteilles de verre, ressourceries, lieux encourageants la réparation des matériels, gratuité des transports en commun, sanctions accrues pour les pollueurs, etc.

C’est très bien de parler environnement, pourtant, il suffit de faire quelques pas autour de la MJC et ailleurs pour voir qu’il faut commencer par éduquer et faire prendre conscience. J'ai été surpris cette semaine de voir le personnel mandaté par la Métropole, nettoyer le trottoir mais ne pas s'occuper de détritus pourtant très visibles de tous à quelques mètres du trottoirs. Sans doute sont-ils hors du champ d'action métropolitain mais en finalité cela donne l'impression que la ville et la métropole ne font rien.  

J’attends avec impatience le retour national de tous ces échanges citoyens, mais avant tout les résolutions gouvernementales qui seront prises pour les étayer.

Every body wants to do but finally nobody do !!!

 

Thomas Petragallo