Un conseil municipal pour la com ?

Share

 

Samedi 4 mai 2019

Petit conseil municipal jeudi dernier, car il n’y avait que 8 délibérations à l’ordre du jour. Mais cela n’a pas empêché la majorité et l’opposition de s’écharper sur plusieurs sujets.

Le premier d’entre eux fut le vote d’un don de 2000 euros à la Fondation pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Comme je l’avais écrit dans un récent article, ce conseil municipal « extraordinaire » a principalement été programmé pour le vote de ce don, mais j’avais supposé que pour mettre en branle l’organisation d’un conseil,  la somme allouée serait beaucoup plus conséquente que 2000 euros.

Car en dehors de l’avis des uns et des autres sur la pertinence de ce don, je m’interroge sur le coût engendré par la mise en place de ce conseil municipal « extraordinaire » dont l'ordre du jour aurait pu attendre le prochain conseil « normal ».

En effet,  la tenue d’un conseil municipal engendre des coûts de fonctionnement qui doivent en finalité dépasser ou ne pas être très loin des 2000 euros du don.

Avant de se positionner sur la pertinence de cette délibération, pourquoi donc une telle précipitation ? D’autant que la reconstruction de l’édifice va prendre au mieux cinq années, que quelques mois vont être nécessaires à la préservation de l’existant, que le montant des dons déjà dans les caisses permet potentiellement la restauration et la restauration d'autres monuments, et que se pose également la question des assurances qui vont mettre la main à la poche. Et le riche Vatican ne va-t-il pas lui aussi apporter son obole ?

Dans beaucoup de communes qui dans l’émotion avaient envisagé de faire un don, la raison l'a finalement  emporté et le conseil municipal s'y est finalement opposé.

Et puis dans quelles conditions l’édifice va-t-il être restauré ? C’est le gouvernement qui en finalité décidera ce qui m’interroge également.

Que Vaulx-en-Velin se montre généreuse en allouant la somme de 1000 francs au village de Terron-sur-Aisne près de Verdun, entièrement détruit par quatre années de conflit et des bombardements n’est pas à mettre au même plan que la restauration de la cathédrale. Il y a avait du sens à participer à l'élan national pour la reconstruction des zones dévastées par la Grande Guerre. 

Cette délibération pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris a en finalité tout d’un exercice de communication. 

Puisque nous sommes dans la restauration, j’aimerai bien que l’on s’attèle à trouver une solution (qui pourrait être une passerelle) afin de faire se rejointe les deux rives au niveau des eaux bleues dans le parc de Miribel. Une bande de terre ayant été emportée par une crue il y a maintenant 18 mais, il est impossible de faire le tour du parc en vélo ou en footing. Ce n’est pas aussi important que Notre-Dame de Paris, mais cependant fort utile.

Thomas Petragallo